Epic Games, soutenu par Sony, atteint une valorisation de 28,7 milliards de dollars
Epic Games, la société derrière le jeu vidéo à succès Fortnite, a annoncé mardi avoir bouclé un tour de table d’un milliard de dollars (840 millions d’euros). Il inclut un investissement supplémentaire de 200 millions de dollars par Sony. Parmi les autres investisseurs figurent les fonds KKR, Appaloosa, Baillie Giford, Fidelity Management, ainsi que GIC. Cette levée de fonds lui donne une valorisation spectaculaire de 28,7 milliards de dollars. Soit près du double de celle, de 17 milliards de dollars, atteinte il y a seulement un an, lorsque le conglomérat japonais Sony y avait injecté 250 millions de dollars. En un an, les particuliers confinés en raison de la pandémie de Covid-19 se sont tournés vers les jeux vidéo et les services de divertissement. Epic Games en a profité à plein.
Déjà en 2018, Epic avait levé 1,25 milliard de dollars auprès d’investisseurs incluant KKR. En profitant déjà du succès de Fortnite, sorte de jeu vidéo en réseau, initialement gratuit, lancé en 2017, disponible pour tous les supports, les PC, consoles de jeux vidéo et téléphones mobiles. Il compte aujourd’hui plus de 350 millions de joueurs.
La société non cotée reste contrôlée par son fondateur et directeur général, Tim Sweeney. «Ces investissements vont aider à accélérer notre travail pour bâtir des expériences sociales dans les jeux Fortnite, Rocket League et Fall Guys», a-t-il souligné dans un communiqué.
Cet argent frais arrive alors que l’éditeur américain de jeux vidéo est lancé dans une bataille judiciaire avec Apple et Google, depuis le retrait de Fortnite en août dernier de leurs plateformes de téléchargement (Appstores). Les deux géants californiens contestaient la décision d’Epic de proposer aux joueurs de lui acheter directement des contenus sans passer par leurs plateformes numériques, qui prélèvent une commission de 30% sur le montant des achats.
De son côté, l’éditeur de jeux accuse Apple et la filiale d’Alphabet de pratiques anticoncurrentielles via le contrôle qu’elles exercent sur le marché des téléchargements d’applications. Le procès contre Apple doit s’ouvrir le mois prochain. Une date doit encore être fixée dans le cadre de la procédure intentée contre Google.
Plusieurs entreprises comme le réseau social Facebook et Match Group ont pris le parti d’Epic et contestent les pratiques commerciales d’Apple. Ce dernier a cité à comparaître des représentants de Sony, Microsoft, Nintendo, Amazon et Samsung Electronics.
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