Engie et RWE étudient chacun avec leurs banques conseil respectives le scénario d’une alliance, ont rapporté à Reuters des sources proches du dossier. A ce stade, ces discussions entre les énergéticiens français et allemand n’ont pas lieu directement entre les états-majors des deux groupes, ont précisé ces mêmes sources. Selon l’un des schémas envisagés, un échange d’actifs aurait lieu par lequel Engie prendrait une participation dans Innogy, la filiale cotée de RWE dans les énergies renouvelables et les services, et RWE deviendrait actionnaire d’Engie. Cette opération s’accompagnerait d’une diminution de la part de l’Etat français, qui contrôle actuellement 28,65% d’Engie.
«Il y a en effet des discussions en cours, mais cela ne veut pas dire que cela aboutira», a déclaré une source gouvernementale française, qui incite à la prudence sur la forme que pourrait prendre un éventuel rapprochement.
Alors que la capitalisation boursière d’Engie avoisine 33 milliards d’euros et celle d’Innogy 18,6 milliards, la participation de 76,79% de RWE dans sa filiale, évaluée à 14,3 milliards, lui permettrait d’obtenir environ un tiers d’une entité fusionnée Engie-Innogy. Engie, RWE et Innogy n’ont pas souhaité commenter ces informations.
La directrice générale d’Engie avait déclaré le 5 mai lors de la présentation des résultats du premier trimestre que son groupe n’envisageait pas d’opérations de fusion-acquisition d’envergure et restait concentré sur son plan de transformation. Les discussions sur un tel rapprochement auraient commencé avant l'élection présidentielle française et font écho à l'«Airbus de l'énergie» qu’ambitionnait de créer en coopération avec l’Allemagne l’ancien président de la République François Hollande.
L’action Engie reculait légèrement (-0,45% à 13,3 euros), tandis que RWE progressait fortement (+4,4% à 16,8 euros) vers midi, soit une heure après la publication de la dépêche.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides