Enel retirera entre 2,9 et 3,4 milliards d’euros de l’IPO d’EGP
Enel a tranché. Il introduira en Bourse sa filiale Enel Green Power à un prix unitaire de 1,8 à 2,1 euros. Une fourchette qui confirme les estimations établies la semaine dernière par L’Agefi sur la base des indications données par Fulvio Conti, l’administrateur délégué d’Enel. Ces calculs aboutissaient à un prix de 1,8 à 2,3 euros.
Le patron d’Enel avait en effet dit que la valorisation serait conforme à celle des comparables, c’est-à-dire comprise entre 10 et 12 fois l’Ebitda. Sur la base du dernier Ebitda publié (1,2 milliard), il était alors possible d’estimer la valeur d’entreprise entre 12 et 14,5 milliards (dont 3 milliards de dette).
Avec la fourchette un peu plus serrée dévoilée par le groupe, la valeur d’entreprise ressort finalement entre 12 et 13,5 milliards d’euros, soit 10 à 11,2 fois le dernier Ebitda. A titre de comparaison, EDP Renovaveis se paie 11,9 fois son Ebitda 2009.
Reste qu’en regardant les chiffres de 2010, la valorisation apparaît un peu moins à son avantage. Intesa Sanpaolo, conseil d’EGP, prévoit 1,3 milliard d’Ebitda cette année. D’où un multiple théorique de 9,2 à 10,4 sur la base des résultats 2010, alors qu’EDP Renovaveis s’échange sur un ratio de 9,2.
Mais pour convaincre les investisseurs, Enel ne compte pas que sur la valorisation. Fulvio Conti a promis une distribution de 30% du résultat. Un chiffre jugé intéressant pour le secteur, selon des gérants. Iberdrola Renovables est sur un niveau similaire. Mais EDP Renovaveis qui a fait l’impasse sur le dividende en 2009 devrait verser à peine plus de 10% de ses bénéfices de cette année.
Si Enel bénéficiera lui aussi de cette remontée de dividende en vue de réduire son endettement, l’allègement de son bilan va surtout profiter du placement de titres. Le groupe italien va vendre sur le marché jusqu’à 32,6% du capital (1,63 milliard de titres), option de surallocation comprise. Ce qui laisse deviner une remontée de cash de 2,9 à 3,4 milliards d’euros. Un apport appréciable puisqu’il devrait contribuer pour un bon tiers à son plan de réduction de dette sur le second semestre. Pour mémoire, Enel veut ramener sa dette à 45 milliards d’euros en fin d’année, contre 53,9 milliards à fin juin.
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