Enel ne convainc pas le marché avec son plan 2013-2017
Enel n’anticipe pas de redressement rapide de ses résultats. Alors qu’il vient de dévoiler ses objectifs 2013-2017, le groupe de services aux collectivités table cette année sur un nouveau recul de 4 à 5% de son Ebitda (excédent brut d’exploitation), autour de 16 milliards d’euros, et sur une baisse de l’ordre de 13% de son résultat net ordinaire à 3 milliards, après un recul de 15% en 2012, pour un consensus Bloomberg à 16,1 et 3,3 milliards.
Des perspectives accueillies par une baisse de 5,98% à 2,61 euros de l’action à Milan. «Des objectifs à court terme très faibles», note UBS, qualifiant les cibles à long terme d’optimistes alors que «les fondamentaux et les cessions impliquent une croissance quasi nulle». A horizon 2015, Enel anticipe un Ebitda stable à 16 milliard et un revenu net à 3,3 milliards. Il faudra attendre 2017 pour voir les résultats décoller: de 17 à 18 milliards d’euros d’Ebitda, pour 4 à 5 milliards d’euros de bénéfice net.
Dans un souci de protection de ses marges dans les pays matures – leur poids dans l’Ebitda devrait passer de 60% en 2012 à 55% en 2017 – le groupe italien se fixe un programme de réduction des coûts de 4 milliards d’euros en cinq ans, principalement en Italie et en Espagne. Parallèlement, Enel investira 11 milliards d’euros: 4,6 milliards dans la production, et 6,5 milliards dans la distribution.
Dans les marchés de croissance (Europe de l’Est et Amérique latine) et dans le renouvelable, Enel relève de 2,5% ses investissements, qui atteindront 9,4 milliards d’euros dans le seul développement, avec une capacité installée qui progressera de 13% à 43 GW en 2017.
Pour renforcer sa structure financière, Enel envisage des cessions d’actifs pour 6 milliards d’euros, et émettra 5 milliards d’euros d’obligations hybrides d’ici à la fin 2015.
Sur ces cinq années, Enel compte dégager 59 milliards d’euros de cash flow opérationnel, qui financeront 27 milliards d’investissements, 12,5 milliards de remboursement des charges financières et 11 milliards de distribution de dividendes. Le solde et le produit des cessions, soit un total de 14,5 milliards seront consacrés à la réduction de la dette et au rachat des minoritaires de ses filiales.
Fin 2013, la dette financière nette devrait ainsi ressortir à 42 milliards d’euros (contre 42,9 milliards fin 2012) et reculer à 37 milliards fin 2014 après la finalisation du plan de cessions.
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