Enel contraint de revoir ses ambitions pour la mise en Bourse d’EGP
Plébiscitée par les investisseurs particuliers, qui y ont vu la promesse de dividendes (près d’un tiers du bénéfice net au minimum sera redistribué), l’introduction en Bourse d’Enel Green Power a été plus difficile à vendre aux institutionnels. Le groupe italien de services aux collectivités a indiqué samedi avoir retenu un prix d’introduction de 1,6 euro par action, soit la partie basse de la fourchette indicative (1,6 à 1,8 euro) abaissée pour la deuxième fois en l’espace de deux semaines. L’entrée en Bourse d’Enel Green Power (EGP), filiale d’énergies renouvelables, ne ramènera ainsi que 2,6 milliards d’euros, option de surallocation comprise, contre un montant d’au moins trois milliards d’euros évoqué au début du processus.
Enel cède jusqu’à 32,5% du capital de sa filiale, qui compte 5 milliards d’actions. Dans son communiqué, le groupe romain précise que la demande globale a porté sur 1,78 milliard de titres pour 1,415 milliard d’actions disponibles. Ce volume sera relevé de 210 millions de titres supplémentaires après l’exercice de la greenshoe par les banques participantes (Mediobanca, Intesa Sanpaolo, Credit Suisse, Goldman Sachs, Bank of America, JPMorgan, Morgan Stanley, UniCredit et BBVA). C’est le volet réservé aux particuliers – 15% de l’offre au minimum – qui a été le plus dynamique. Quelque 340.000 investisseurs en Italie et en Espagne ont réclamé environ 1,26 milliard d’actions EGP. Dans le même temps, la demande des institutionnels n’a porté que sur 520 millions de titres.
A 1,6 euro par action, l’offre valorise EGP autour de 8 milliards d’euros et lui donne, compte tenu d’une dette de 3 milliards d’euros, un ratio VE/Ebitda de 8,5 sur la base des résultats 2010 estimés. Un multiple modeste rapporté à celui de ses principaux comparables. Ainsi, l’espagnol Iberdrola Renovables ressort à un multiple de 10,3 tandis que le portugais EDP Renovaveis se traite à un niveau de 10,1 fois, selon UBS. En se voulant plus gourmand que ne le permettait la réalité des fondamentaux, Enel a vite été rappelé à l’ordre. Une autre société du secteur, l’exploitant américain de fermes éoliennes First Wind, a pour sa part été contraint d’annuler son IPO en fin de semaine dernière, après avoir lui aussi revu à la baisse sa fourchette de prix.
Plus d'articles du même thème
-
IdiCo signe le premier investissement de son fonds sur le secteur de la défense
La société de gestion apporte un financement obligataire au groupe familial Dorise, spécialisé dans l’usinage de haute précision, afin de lui permettre de financer deux acquisitions. -
Les résultats d'Engie sont portés par l'intégration de UK Power Networks
Le fournisseur de gaz et d'électricité a légèrement augmenté ses objectifs annuels après un bon trimestre même si le groupe affiche une baisse de sa génération de trésorerie opérationnelle. -
Legrand relève encore son objectif de croissance grâce aux centres de données
Les ventes et les résultats du spécialiste des infrastructures électriques ont bondi d'environ 20% sur les neuf premiers mois de l'année.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Le projet de loi de finances rejeté à l’unanimité par les députés, une première sous la Ve République
L’Assemblée nationale toute entière a rejeté mercredi soir en première lecture la partie recettes du projet de loi de finances pour 2027, qui poursuit sa route au Sénat -
IA, data centers... La Silicon Valley, l’autre perdante des midterms
Au total, 41 référendums locaux concernant des infrastructures IA ont été soumis au vote dans dix Etats, dont 21 dans le seul Ohio -
La moto électrique peut-elle encore séduire ?
Longtemps annoncée comme l'avenir du deux-roues, la moto électrique peine encore à convaincre. Pourtant, à la tête de Zero Motorcycles et de BRP, deux dirigeants français parient sur une bascule imminente.