Emeis refinance pour près de 3 milliards d’euros de dettes
L’exploitant de maisons de retraite et de cliniques Emeis a annoncé lundi avoir conclu un accord de principe avec ses principaux partenaires bancaires et investisseurs financiers pour le refinancement de sa dette.
Ce refinancement augmentera la maturité moyenne de la dette de 2,5 années, la portant maintenant à près de 5 ans, et permettra à l’ex-Orpea de sortir par anticipation de son plan de sauvegarde accélérée.
Le groupe contrôlé par la Caisse des dépôts poursuit par ailleurs l’exécution de cessions, «certaines opérations faisant l’objet de négociations très avancées, en Suisse notamment, où le groupe pourrait encaisser des produits de cession supplémentaires entre fin 2025 et le premier trimestre 2026", a-t-il indiqué dans un communiqué.
A la Bourse de Paris, l’action Emeis a bondi de 11% lundi clôturant à 14,25 euros. Mardi elle a baissé de 1,7%. Elle gagne désormais 130% depuis le début de l’année.
Dans le détail, le refinancement sera réalisé au moyen de nouveaux financements d’un montant cumulé d’au moins 3,15 milliards d’euros se décomposant en trois tranches.
La première tranche est un prêt à terme d’environ 2,2 milliards d’euros, avec une maturité de 6 années.
La deuxième tranche est un emprunt obligataire coté d’au moins 400 millions d’euros avec une maturité de 6 années.
La troisième tranche est constituée de prêts pour un montant de 550 millions d’euros, dont 350 millions d’euros de prêt à terme, tirables dès janvier 2026 avec une maturité à fin juin 2030 et 200 millions d’euros de crédits renouvelables (RCF) tirables à compter de janvier 2027, avec une maturité à fin décembre 2029.
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Emeis solde ses anciennes dettes
Ces nouveaux financements permettront le remboursement anticipé des anciens crédits liés à son sauvetage en 2022 et 2023 et dont l’encours résiduel à fin octobre 2025 s'élevait à environ 2,9 milliards d’euros.
Le taux des nouveaux financements a été fixé sur l’Euribor plus une marge de 247 points de base (2,47 points de pourcentage) en moyenne.
La seule deuxième tranche, soit l’emprunt obligataire, offrira quant à elle une marge de 475 points de base sur l’Euribor, a précisé Emeis.
Le groupe s’est engagé à respecter des covenants et à ne pas réaliser d’investissements au-delà de montants de l’ordre de 375 millions d’euros par an en moyenne (le montant des seuls investissements de développement ne pouvant excéder 130 millions d’euros par an).
Enfin, Emeis pourrait décider, sous certaines conditions, de procéder à la distribution de dividendes à l’avenir.
«Avec une structure bilancielle dorénavant pérenne et normalisée, une nouvelle étape majeure de la refondation du groupe est maintenant franchie, et Emeis envisage avec confiance les exercices qui viennent», a commenté le directeur général d’Emeis, Laurent Guillot, cité dans le communiqué.
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