Elliott gagne par abandon chez Telecom Italia
Vivendi a préféré abandonner. Le groupe de médias français a retiré lors del’assemblée générale de Telecom Italia qui se tenait ce matin à Milan sa résolution visant à remplacer cinq des dix administrateurs désignés par le fonds activiste Elliott. « Nous avons décidé de ne pas maintenir aujourd’hui notre proposition de révoquer et de remplacer cinq membres du conseil d’administration à condition que cela ait le soutien de cette assemblée générale », a expliqué Caroline Le Masne de Chermont, représentante de Vivendi. « Vivendi souhaite que le conseil d’administration de TIM reflète davantage la base actionnariale de l’entreprise et qu’il soit dirigé de manière indépendante, transparente et inclusive », a-t-elle ajouté.
Selon une source proche de Vivendi, cette décision montre que le groupe français « joue l’apaisement ».
La tentative de Vivendi pour reprendre la main sur le conseil d’administration, un an après l’avoir perdu en AG, avait peu de chance d’aboutir. Ces dernières semaines, les cabinet de conseil en vote (proxy advisors) ainsi que l’association des actionnaires de Telecom Italia avaient appelé à voter contrer la résolution du groupe français. Avec un peu moins de 24% du capital, Vivendi est pourtant le premier actionnaire de Telecom Italia. Elliott détient un peu moins de 10%.
Vivendi et Elliott bataillent depuis plus d’un an autour de la stratégie de Telecom Italia et des moyens de redresser l’opérateur.
Plus d'articles du même thème
-
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants. -
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable