Elior accélère sa croissance externe après avoir renégocié sa dette bancaire

Le groupe sous LBO, qui a allongé de 3 ans la maturité de 800 millions d’euros de dette, vient d’obtenir un prêt d’acquisition de 200 millions
Yves-Marc Le Reour

Alors que la renégociation de sa dette avait avorté au printemps 2011, Elior est finalement parvenu à accroître sa flexibilité financière afin de faciliter ses projets de croissance externe. Le groupe de restauration collective, sous LBO depuis 2006, vient d’obtenir un crédit syndiqué de 200 millions d’euros à échéance décembre 2017.

Selon Thomson Reuters LPC, «la marge bancaire payée aux prêteurs, parmi lesquels figure Nomura Bank Europe retenue comme chef de file de l’opération, s’élève à 500 points de base au-dessus de l’Euribor, à laquelle s’ajoute une commission initiale de 200 pb». Ce prêt à terme va lui permettre de financer l’acquisition de son concurrent italien Gemeaz Cusin, contrôlé jusqu’ici par le fonds de capital-investissement Faberstone, et celle de la société familiale française Ansamble.

Cette facilité de crédit vient en complément de l’accord conclu fin mars avec plus de 95% de ses créanciers pour allonger la maturité d’une partie importante de sa dette, «et en porter ainsi la principale échéance à juin 2017», selon le communiqué du groupe. Alors que sa dette financière totale atteint 1,7 milliard d’euros, les tranches A et B concernées par ce rééchelonnement portent sur «800 millions d’euros auparavant exigibles en juillet 2014», précise à L’Agefi un porte-parole d’Elior.

Cette renégociation de dette bancaire, sous la forme amend to extend qui permet d’éviter un refinancement complet, «prévoit un spread de 450 points de base au-dessus de l’Euribor, une commission d’extension de 50 pb et une commission d’acceptation (consent fee) de 12,5 pb», indique Bloomberg. «Il sera intéressant de voir si Elior exerce son droit nouvellement acquis de faire appel au marché obligataire après avoir recueilli l’accord quasi-unanime de ses prêteurs pour son refinancement», commente S&P LCD.

Si Elior est toujours en phase de négociations exclusives pour le rachat d’Ansamble qui a réalisé un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros l’an dernier, la reprise de Gemeaz Cusin, dont le chiffre d’affaires est deux fois plus élevé, a été bouclée en fin de semaine dernière à un prix non communiqué. L’élargissement de son périmètre d’activité pourrait faciliter un retour en Bourse attendu l’an prochain, sous réserve de conditions de marché suffisamment favorables.

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