EADS et BAE Systems abandonnent leur projet de rapprochement
EADS et BAE Systems ont annoncé mercredi en début d’après-midi la fin de leurs discussions de fusion, Paris, Londres et Berlin n'étant pas parvenus à s’entendre sur le dispositif exact des participations des Etats et sur les garanties associées en matière de gouvernance de la nouvelle entité. Les deux groupes d’aéronautique et de défense avaient jusqu'à 16h00 GMT pour déclarer s’ils demandaient aux autorités boursières britanniques l’autorisation de poursuivre les négociations ou s’ils renonçaient à leur projet.
Ils soulignent dans un communiqué commun que les intérêts des Etats ne pouvaient pas s’accorder entre eux, ni avec les objectifs que s'étaient fixés les deux groupes pour leur rapprochement, annoncé le 12 septembre. En conséquence, ils en ont conclu «qu’il était dans le meilleur intérêt de leurs entreprises et de leurs actionnaires d’abandonner les discussions et de continuer à se concentrer sur leurs stratégies respectives».
Des sources proches des discussions ont déclaré à Reuters que la chancelière allemande Angela Merkel s'était opposée au schéma de fusion mardi soir. Mais au-delà des divergences constatées entre la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni sur leur participation au capital du futur groupe et sur les droits associés en matière de gouvernance, le projet a échoué à convaincre plusieurs grands actionnaires. Invesco Perpetual, qui dit détenir 13,3% des actions ordinaires de BAE, a dressé une longue liste d’objections à la fusion, citant notamment des craintes d’ingérence des Etats, l’absence de logique stratégique de l’opération et le manque de visibilité concernant les dividendes au-delà de 2013. De même, le groupe Lagardère, désireux de sortir au meilleur prix d’EADS, a également critiqué le projet de fusion.
Vers 15h00, l’action EADS gagnait 4,00% à 27,14 euros à la Bourse de Paris. A Londres, BAE Systems reculait de 0,71% à 321 pence.
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