EADS améliore fortement sa génération de trésorerie
EADS dégage plus de cash qu’attendu. Fin septembre, le groupe européen affichait une position de trésorerie nette de 10,3 milliards d’euros «grâce à une meilleure performance en termes de trésorerie et à un échéancier favorable des fonds reçus». Fin septembre, le cash flow libre ressortait à 791 millions, soit une amélioration de 1,5 milliard sur le trimestre grâce à une variation positive du BFR et à une forte progression du cash flow opérationnel (1,5 milliard fin septembre, dont 679 millions au troisième trimestre).
Sur l’ensemble de l’exercice, EADS anticipe 1 milliard d’euros de flux de trésorerie disponible avant financement-clients (882 millions sur neuf mois) et plus de 800 millions après le financement-clients (791 millions sur neuf mois), alors qu’EADS anticipait auparavant un flux négatif de 600 millions. Ce qui reflète «d’une part les prises de commandes plus importantes qu’anticipées chez Airbus et, d’autre part, un accès au marché du crédit finalement plus facile pour les compagnies aériennes qu’escompté en début d’année 2010», note CM-CIC. De fait les décaissements au titre des financement-clients n’ont été que de 90 millions d’euros, en-dessous des prévisions du groupe.
EADS se félicite du niveau des prises de commandes civiles (pour 23 milliards d’euros sur le trimestre et 47 milliards sur neuf mois), le nombre élevé de livraisons (380, dont 14 A380, sur neuf mois) et l’échelonnement favorable des fonds reçus.
Le constructeur relève ses objectifs 2010 et table sur au-moins 1,1 milliard d’euros d’Ebit, contre 1 milliard auparavant, pour un consensus Bloomberg à 1,05 milliard. EADS vise toujours 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et 1,2 milliard d’Ebit avant éléments non récurrents (800 millions sur neuf mois). Au quatrième trimestre, «Airbus fera face à un effet change moins fort (4 cents de dégradation), à une stabilisation voire un recul de la R&D par rapport au quatrième trimestre 2009 et à un effet prix positif», note Oddo.
Pour sa part, Airbus vise 500 commandes brutes, contre 400 auparavant, et plus de 500 livraisons cette année. Toutefois, «nous nous attendons à ce que [l’incident sur un moteur d’A380 de la Qantas] ait un impact sur les livraisons, en particulier en 2011», prévient Thomas Enders, président exécutif d’Airbus. Quant au lancement du long courrier A350 XWB, il est repoussé de la mi-2013 au second semestre 2013.
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