Draka juge insuffisante l’offre de rachat à 15 euros par action de Nexans
On attendait la réaction de Draka Holding face à l’offre non engageante de rachat formulée la semaine dernière par Nexans. La position officielle du groupe néerlandais est venue hier sous la forme d’un communiqué commun émanant de son directoire et de son conseil de surveillance. Après un «examen attentif» de l’offre, les deux instances considèrent que la proposition indicative valorisant Draka 731 millions d’euros, soit 15 euros par titre payés en numéraire, est inadéquate car «elle sous-valorise Draka et n’apporte pas de réponse aux intérêts légitimes de l’ensemble des parties prenantes» ; elle ne permet pas non plus «de couvrir les risques inhérents à la transaction».
Le fabricant de câbles va désormais examiner activement les différentes options stratégiques qui s’offrent à lui, «y compris celle d’un maintien de son indépendance ». Il entend tenir compte des intérêts de toutes les parties prenantes (stakeholders), à savoir ses employés, ses clients, ses fournisseurs et ses actionnaires. Il reconnaît néanmoins l’intention affichée du fonds Flint Beheer, son actionnaire principal, de céder sous conditions sa participation de 48,5%. Un porte-parole de Draka a précisé qu’aucun contact n’avait été pris jusqu’ici avec ce fonds d’investissement contrôlé par la famille Fentener Van Vlissingen, présent depuis 1986 à son capital.
Nexans a pris note de la position de Draka, en soulignant que sa proposition valorisait pleinement la société mais qu’il restait «ouvert à toute discussion». Le groupe français avait fixé à 95% le seuil d’acceptation des actionnaires de sa cible pour réaliser son OPA. Cette condition a l’inconvénient de permettre à des fonds d’arbitrage de bloquer l’opération avec 5% du capital, afin de pouvoir céder leurs titres à un niveau plus élevé.
«Je ne pense pas que Nexans va abandonner immédiatement. Je crois qu’une nouvelle offre est possible, dans une fourchette de 16 à 16,5 euros par action», juge Martijn den Drijver, analyste chez SNS Securities. Nexans tiendra le marché informé de l'évolution du dossier et publiera un communiqué «au plus tard le 24 novembre». L’action Nexans a terminé en repli de 1,7 % à 51,70 euros tandis que celle de Draka est restée quasiment stable à 15,46 euros.
Plus d'articles du même thème
-
BCPE pousse les feux sur son offre crypto pour attirer les jeunes
Hexarq, l'offre de trading de cryptoactifs de BPCE, est désormais déployée dans la plupart des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires. Son modèle tarifaire évolue pour cibler les plus jeunes. -
La zone franche de Shanghai devient une place majeure de l’internationalisation du yuan
Alors que la Banque Populaire de Chine vient de prendre de nouvelles mesures pour favoriser l’utilisation du yuan à l’international, les échanges via Shanghai sont déjà en hausse et devraient permettre le rapprochement entre yuan onshore et offshore. -
Bruxelles adopte la version révisée des normes ESRS
Avec l'objectif d'alléger le fardeau administratif de la mise en application de la directive CSRD pour les entreprises, la Commission européenne a enfin adopté la nouvelle version des normes de reporting sur la durabilité.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Paiement numériqueBarbara Sessa : « Avec le paiement par agent IA, Mastercard passe de la vérification de l'identité à la vérification de l'intention »
Barbara Sessa : « Depuis soixante ans, Mastercard investit pour construire un écosystème résistant. Sur la cybersécurité, Mastercard a investi depuis 2018 plus de 9 milliards de dollars » -
Contrôle des changesLondres durcit les soutiens financiers d’origine étrangère aux partis politiques
Le gouvernement britannique vient de restreindre les règles de financement provenant d’électeurs vivant en dehors du Royaume-Uni -
Aléa climatiqueClimat : La bataille industrielle se jouera aussi avec le thermomètre
Une nouvelle vague de chaleur déferle. Les sites industriels européens sont particulièrement impactés, souligne une étude du groupe Sia