Dilution de 13 % pour l’augmentation de capital de Carbone Lorraine
Réduire l’endettement. Tel est l’objectif affiché de Carbone Lorraine, qui a annoncé hier un projet d’augmentation de capital de 60 millions d’euros. Un montant qui représente 15,3 % de la capitalisation à la veille de l’annonce (391 millions d’euros avec un cours de 24,69 euros). Toutefois, le problème est un peu plus complexe car l’opération fera intervenir des droits de souscription. Tout dépendra donc du ratio retenu (voir tableau).
En supposant que le groupe veuille se donner de la marge pour faire face à la volatilité et choisisse ainsi une décote sur le cours ex-droit voisine de 30 % (en ligne avec celle d’opérations passées), il devra selon nos calculs opter pour un ratio de 3 actions nouvelles pour 13 existantes, aboutissant à la création de 3,66 millions d’actions nouvelles et donc à une dilution du capital proche de 19 %. Il ne s’agit toutefois que d’un exemple. Lorsqu’on simule une décote variant de 14 % à 37 %, la dilution fluctue entre 15 % et 21 %.
Cette levée permettra au groupe de suspendre l’utilisation de sa ligne de fonds propres Paceo. Fin juin, son potentiel d’émission résiduel était de 1,3 million de titres, soit une dilution sous-jacente de 7,6 %, bien inférieure à celle de l’augmentation de capital. Mais au cours actuels, les montants levés se seraient limités à 29 millions d’euros avec la décote prévue de 10 %.
La dilution apparente reste de surcroît indicative puisqu’elle concerne les investisseurs ne suivant pas l’opération. Axa PE et Sofina ne la subiront pas puisqu’ils participeront à hauteur de leurs parts. Quant aux actionnaires voulant réaliser une opération blanche (avec la souscription couverte par la vente d’une partie des DPS), ils subiront une dilution réelle de 13,3 %... quel que soit le ratio retenu.
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
Les prochains jours seront cruciaux pour la restructuration de Casino
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences. -
La coentreprise d'Amundi SBI Funds Management s'introduira en Bourse le 21 juillet
Après une première tentative avortée en 2021, la coentreprise de gestion d'actifs d'Amundi et de State Bank of India va ouvrir 10% de son capital via son introduction en Bourse.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
- L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
Contenu de nos partenaires
-
Vie de coupleLe Pen-Bardella : le pari d'un ticket inédit
Pour son lancement de campagne, Marine Le Pen vante le « ticket gagnant » qu’elle forme avec Jordan Bardella pour 2027. Une configuration inédite – et dangereuse ? – sous la Ve République -
EntêtementQuoi qu'il en coûte, l'Iran veut garder la maîtrise du détroit d'Ormuz
Le régime iranien a encore visé des navires empruntant le passage stratégique, quitte à déclencher la fureur de Donald Trump -
Prise de risqueGabriel Attal et Edouard Philippe peuvent-ils survivre à la campagne imposée par Marine Le Pen ?
Une candidature avec un bracelet à la cheville ? La leader du RN a pris son risque et savoure ce qu'elle appelle une « renaissance ». Elle promet de libérer le pays. Autant de mots qui ont fait l'identité politique des macronistes. Mais ont-ils la capacité de réagir ?