Dia boucle un financement de plus d’un milliard d’euros après sa scission
Une semaine après sa première cotation à Madrid, Dia a annoncé avoir bouclé un financement de 1,05 millions d’euros auprès de plusieurs banques européennes dans le cadre de sa séparation de son ancienne maison mère Carrefour. Arrangée par Banco Santander, Barclays Capital, BNP Paribas, le Credit Agricole, La Caixa, Natixis et la Société Générale, cette facilité de crédit à 5 ans est divisée en trois tranches de 350 millions chacune.
La tranche A est un prêt amortissable, remboursable sur une base semestrielle. Sa marge bancaire est fixée à 175 points de base (pb) au-dessus de l’Euribor à 3 mois. La tranche B est un prêt in fine («bullet») remboursable en un seul versement à l’échéance, dont la marge a été fixée à 190 pb au-dessus de ce taux de référence. La tranche C est une facilité de crédit revolving de 360 millions, assortie d’un spread de 150 pb payé en cas de tirage. La commission d’arrangement s’élève à 15 millions d’euros.
Le groupe de maxidiscompte «utilisera cette nouvelle facilité de crédit pour rembourser des prêts accordés par Carrefour (tranches A et B) et pour augmenter sa flexibilité dans le financement de ses besoins en fonds de roulement (tranche C)». Les deux premières tranches serviront notamment à financer le dividende exceptionnel de 369 millions d’euros, approuvé par Carrefour et payé aux actionnaires à l’occasion de la scission de Dia.
Dans ses perspectives pluriannuelles publiées à l’occasion de son introduction en Bourse, Dia tablait sur un Euribor à 2% à fin décembre 2011 et sur «une hausse ultérieure d’un demi-point par semestre ensuite» Sur cette base, le coût de sa dette «devrait augmenter d’environ 100 points de base par an d’ici à fin 2013». Au total, le groupe estime que son ratio d’endettement net sur excédent brut d’exploitation ajusté devrait rester inférieur à 2 sur l’ensemble de la période.
Cette facilité de crédit obtenue par Dia témoigne de sa nouvelle indépendance. Au 31 mars 2011, sa dette financière, qui s’élevait à 545 millions d’euros, était en effet composée à 93% de prêts à moins d’un an provenant de différentes entités du groupe Carrefour. L’action Dia a terminé mercredi sur une légère hausse de 0,3% à 3,5 euros, correspondant à une capitalisation boursière proche de 2,4 milliards d’euros.
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