Deutsche Telekom fixe un prix plancher pour T-Mobile US
Deutsche Telekom précise ses exigences pour la cession de sa part majoritaire dans T-Mobile US. A l’issue d’une réunion de la direction hier à Berlin, l’opérateur allemand serait disposé à entamer des discussions sur la base d’une offre d’au moins 35 dollars par action, a confié une source proche du dossier à Bloomberg. Soit au minimum 19 milliards de dollars pour sa participation de 67%. Une autre source, citée par Reuters, a toutefois démenti cette information en déclarant qu’une offre à 35 dollars par action serait considérée comme nettement insuffisante. Le titre T-Mobile US a clôturé hier soir à New York en hausse de 1,36% à 29,84 dollars, valorisant le groupe piloté par John Legere à presque 24 milliards de dollars.
Econduit cet été avec une offre à 33 dollars par action –et un total de 15 milliards de dollars en numéraire pour 56,6% du capital– Iliad va pouvoir revoir sa copie. Toujours selon Bloomberg, BNP Paribas et HSBC ont promis à la maison mère de Free un financement pouvant atteindre 13 milliards de dollars. Le groupe de Xavier Niel, en quête d'éventuels partenaires dans ce dossier, regrettait jusqu’alors de ne pas être en mesure de cerner précisément les attentes de Deutsche Telekom.
Autre point essentiel pour l’opérateur français: aucun autre prétendant ne s’est déclaré, alors que Sprint a officiellement jeté l'éponge face aux craintes de refus du régulateur américain. La Federal Communications Commission (FCC) verrait ainsi d’un très mauvais œil la perspective d’une réduction du nombre d’opérateurs de quatre à trois sur le marché américain. Mais le diffuseur de télévision par satellite Dish Network suit le dossier avec une grande attention et pourrait passer à l’offensive. La valorisation de T-Mobile US a toutefois pris du plomb dans l’aile, un accord avec Sprint ayant pu valoriser la filiale de Deutsche Telekom autour de 40 dollars par action.
La réunion tenue au sommet chez l’opérateur allemand montre sa volonté de traiter le cas de T-Mobile US, un actif qu’il cherche à vendre depuis 2011. Le groupe dégage un tiers de son chiffre d’affaires et un cinquième de son bénéfice opérationnel aux Etats-Unis, mais il estime ne pas avoir le souffle nécessaire pour rivaliser avec ses grands concurrents AT&T et Verizon Communications. Le calendrier a son importance puisque de nouvelles fréquences seront mises aux enchères d’ici à la fin de cette année et en 2015.
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