Désendetté, Henkel va donner la priorité à son développement dans les émergents
La croissance rentable d’Henkel a eu un effet très favorable sur le bilan du groupe allemand qui s’était fortement endetté en 2008 pour financer l’acquisition des activités adhésifs et produits électroniques de National Starch. Alors que sa dette nette culminait alors à 3,8 milliards d’euros et qu’elle était encore de 1,4 milliard fin 2011, elle a été ramenée à 85 millions d’euros au 31 décembre dernier. Ceci découle du doublement de son cash flow libre qui a dépassé les 2 milliards au cours de l’exercice écoulé, stimulé par «la forte hausse du bénéfice d’exploitation et une contribution positive du BFR».
Dans un contexte de marché qui devrait rester «très volatil» en 2013, le groupe table sur une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% dans ses trois secteurs d’activité (adhésifs, produits de nettoyage, soins à la personne), à comparer à une progression organique de 3,8% l’an dernier. «L’optimisation de la production et des circuits logistiques», qui améliorera encore sa structure de coûts, contribuera à une nouvelle progression de la marge d’exploitation récurrente attendue à 14,5% (contre 13,6% en 2012), tandis que le bénéfice ajusté par action préférentielle augmentera d’environ 10%.
L’endettement net sera donc réduit à zéro cette année, voire transformé en trésorerie nette, malgré des investissements industriels en progression de 27% à 500 millions d’euros. Ces investissements «seront pour la première fois majoritairement orientés vers le développement du groupe dans les pays émergents», qui représentaient 43% de ses ventes en 2012. En matière d’acquisitions, le groupe précise qu’il se fixe comme limite le maintien de ses notes de crédit à long terme («A» chez S&P et «A2» chez Moody’s, toutes deux assorties d’une perspective stable).
Henkel, qui ne prévoit aucun rachat d’actions pour le moment, mise sur une poursuite de la croissance de son activité et de ses bénéfices en 2014. Après avoir rempli l’ensemble des objectifs à 4 ans qu’il s’était assignés en 2008, le groupe semble bien placé pour atteindre ceux de son nouveau plan stratégique, présentés en novembre dernier. A l’horizon 2016, il compte réaliser 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié sur les marchés émergents, et conserver un rythme moyen de croissance du bénéfice ajusté par action de 10% sur la période 2012-2016.
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