Des fonds d’arbitrage joueraient les trouble-fête dans le rachat de Hochtief
Les jeux ne sont peut-être pas encore faits concernant l’acquisition de Hochtief par son concurrent espagnol ACS. Ce dernier se disait en début d’année assuré d’obtenir à la date-butoir du 18 janvier les 30% du capital lui permettant d’augmenter ensuite sa participation sans avoir à en référer au gendarme boursier allemand (BaFin). Or certains hedge funds jugeraient «fort peu attrayante» la parité d’échange de 5 actions Hochtief pour 9 actions ACS proposée par le groupe espagnol, rapporte le Handelsblatt en s’appuyant sur des sources de marché.
Le quotidien ajoute que ces investisseurs, qui possèdent déjà plus de 30% des actions du groupe allemand, envisagent de «torpiller l’offre d’ACS», ce qu’ils parviendraient à faire en achetant environ 263.000 titres sur un total de 2,4 millions déjà apportés au 29 décembre, date initiale d’expiration de l’offre. Ces titres identifiés séparément cotaient jeudi 65 euros, soit presque 3 euros de plus que le reste du flottant. «Cela serait coûteux mais néanmoins possible», juge Oliver Maass, spécialiste du droit boursier basé à Munich.
Ces fonds activistes poursuivraient deux objectifs. Le premier serait de forcer le groupe espagnol à réévaluer en leur faveur les termes de la transaction, mais on ne peut exclure qu’ils souhaitent voir cette offre échouer, considérant qu’ils auraient davantage à gagner en laissant le groupe allemand indépendant.
ACS doit faire connaître le 21 janvier le résultat préliminaire de son offre qui a reçu vendredi dernier l’aval des autorités européennes de la concurrence. Les investisseurs disposant encore de sept jours ouvrés pour annuler leur transaction, c’est donc le 3 février que sera publié le résultat définitif de l’opération.
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