Dernière ligne droite pour la vente des 51 % d’Enea
Plus que quelques jours. Sauf changement de dernière minute, le Trésor polonais devrait choisir jeudi le candidat à la reprise de 51% d’Enea, selon des sources concordantes. Deux candidats sont encore en lice: GDF Suez et le polonais Kulczyk Investments. D’après la presse polonaise, le français aurait offert 24,9 zlotys par action (7,5% de plus que le cours de vendredi), soit un total de 5,6 milliards de zlotys pour les 51% (1,4 milliard d’euros). Kulczyk serait un peu au-dessus.
Pour l’Etat, deux options distinctes sont donc sur la table: privilégier l’aspect financier en cette période de contraintes budgétaires ou favoriser les considérations industrielles.
Bien que les règles boursières locales prévoient le déclenchement d’une offre obligatoire en cas de dépassement du seuil de 33% du capital, le vainqueur en sera dispensé. Toutefois, la question d’une offre sur l’ensemble du groupe pourrait bien se poser si GDF Suez est retenu. De fait, une source proche du dossier souligne que «GDF Suez pourrait alors être tenté de monter à 100%. Cela constituerait un choix logique». Le groupe aurait même préféré que l’opération porte dès le départ sur la totalité de la cible.
Cette volonté de mettre la main sur l’ensemble du groupe apparaît d’autant plus compréhensible que le lauréat devra cohabiter avec Vattenfall. Le suédois est à la tête d’une part de 18,7% issue d’une précédente privatisation partielle.
Le volet financier ne semble en tout cas pas devoir poser de problème. Avec un enveloppe d’investissements d’environ 10 milliards par an, GDF Suez aurait largement de quoi couvrir les quelque 2,8 milliards requis. Reste qu’il faudra avant tout convaincre le Trésor. Car après le placement de 51%, la Pologne détiendra encore plus de 9% du capital.
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