Deezer améliore sa rentabilité, sur fond de baisse du nombre d’abonnés
Deezer s’efforce de remonter la pente. Le groupe tricolore de streaming musical affiche des résultats encourageants pour le premier semestre, durant lequel il a amélioré sa rentabilité. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 219,4 millions d’euros, en hausse de 12,1% par rapport au premier semestre 2021, selon ses derniers résultats financiers consolidés, clos au 30 juin 2022, pour une marge brute ajustée de 45,4 millions d’euros (+9,1%). Il a enregistré un Ebitda ajusté de 24,6 millions d’euros, en amélioration de 4,6 millions d’euros en un an, et une perte nette ramenée à 51,9 millions d’euros au premier semestre 2021.
En outre, le groupe a confirmé ses objectifs pour cette année 2022. Il vise toujours un chiffre d’affaires de 455 millions d’euros, en progression organique de 14% sur un an.
«La nouvelle stratégie de Deezer permet d’enregistrer une amélioration de la rentabilité et une croissance à deux chiffres. Ceci a été rendu possible par la forte augmentation du nombre d’abonnés en France, l’amélioration de l’ARPU sur les marchés internationaux liée au recentrage de nos priorités stratégiques, et une gestion stricte de nos coûts», a indiqué Jeronimo Folgueira, directeur général de Deezer, lors d’une conférence téléphonique avec quelques journalistes.
Baisse du nombre d’abonnés
Le bilan est plus mitigé du côté des abonnés: leur nombre total a légèrement diminué, à 9,4 millions au 30 juin 2022, enregistrant une baisse de 2,9% en un an. Malgré une remontée en France, qui compte 3,3 millions d’abonnés, en hausse de 10,7% en un an.
Surtout, la direction de Deezer a admis être «déçue» par les premières semaines de cotation de Deezer. Depuis son entrée à Euronext Paris le 5 juillet dernier via la fusion avec un véhicule d’investissement coté (Spac) I2PO, il a perdu 43% de sa valeur initiale, avec désormais une valorisation de 386 millions d’euros. Un niveau bien éloigné de celui de 2015, où il avait un statut de licorne, avec une valorisation alors supérieure à un milliard d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Ryanair est dans le viseur de l’autorité britannique de la concurrence
Le régulateur ouvre une enquête concernant les frais facturés par la compagnie irlandaise pour permettre aux parents de s’asseoir aux côtés de leurs enfants. -
Ethos hausse le ton et exclut toute entreprise engageant de nouveaux projets pétroliers ou gaziers
Concrètement, les entreprises concernées sortaient déjà de ses solutions d’investissement en raison de controverses ESG majeures. La fondation suisse fustige les comportements de certains pétroliers, notamment TotalEnergies, Exxon Mobil ou BP. -
Les ingrédients naturels, terrain de chasse à tous les étages du capital investissement
Portée par la réglementation, l’urgence environnementale et l'exigence croissante de transparence des consommateurs, la demande d’ingrédients naturels attire les gérants, depuis le venture jusqu’au buyout.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
L’Arcom met en demeure Radio France pour sous-représentation du RN
L'Arcom a annoncé ce jeudi mettre en demeure Radio France pour avoir « majoritairement » diffusé la nuit les interventions des représentants du Rassemblement national -
Le cercle des initiésLa finance italienne se met au football total
L'OPA d’Intesa Sanpaolo sur Monte dei Paschi met en ébullition le secteur bancaire italien, et au-delà. A Wall Street, si l'arrivée de SpaceX s'annonce triomphale, les lendemains pourraient déchanter. -
Tribune libreQuand les vieux démons du centralisme refont surface
« Nous disons à tous les technocrates qui pensent savoir mieux gérer une collectivité que ceux qui ont été élus au suffrage universel direct pour le faire (...) : le pays n’a plus de temps à perdre avec ces méthodes révolues »