Danone va redistribuer le produit de cession de WBD et Huiyan
Les bonnes nouvelles se sont enchaînées hier pour l’action Danone. Avec un chiffre d’affaires trimestriel de 4,35 milliards d’euros, le groupe a dépassé les attentes du marché. La croissance de 15% a surclassé de 3 points celle que visait le consensus. «Ce n’est pas seulement l’effet change de 7,9% qui est meilleur que prévu (5,8% attendu), mais aussi la croissance organique de 6,9% contre un consensus de 5,8%», détaille Oddo Securities dans une note.
Comme l’explique le bureau d’analyse, l’effet mix-prix est redevenu positif à hauteur de 0,6%. Il n’avait plus été dans le vert depuis deux ans. Et d’ajouter de manière plus générale que la croissance organique s’avère élevée en valeur absolue «alors que la base de comparaison du second semestre 2009 restait un point d’inquiétude du marché».
Les investisseurs ont été d’autant plus satisfaits que Danone en a profité pour confirmer ses pronostics annuels: croissance d’au moins 6% des ventes en comparable, stabilité de la marge opérationnelle courante vis-à-vis de 2009 en comparable et hausse de 10% ou plus du free cash-flow opérationnel sur 2009. «Nous n’avons pas devant nous de grosses vagues de hausse de prix», a expliqué Pierre-André Terisse, le directeur financier.
Si ces annonces ont contribué à alimenter un sentiment positif hier sur le marché (+4,8% à 45,45 euros), la tendance a aussi été soutenue par la manière dont Danone a décidé de gérer ses liquidités. Il a en effet annoncé que le produit de cession de Wimm Bill Dann (L’Agefi du 13 août 2010) et de China Huiyuan serait reversé à ses actionnaires. Ses 18,4% du premier ont été cédés pour 470 millions de dollars (335 millions d’euros) et sa part de 22,98% dans le second pour environ 200 millions d’euros. Au total, la redistribution portera sur quelque 500 millions d’euros sous la forme de rachat d’actions. Ces rachats seront engagés dès la réception des produits de cession, indique le groupe. Ils pourraient donc commencer cette année, a précisé Pierre-André Terisse.
Sur la base des cours actuels, 11 millions d’actions sont susceptibles d’être reprises sur le marché, soit 1,7% du capital.
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