Daimler profite de la baisse de l’euro
Daimler a confirmé mercredi son objectif 2012 d’un bénéfice récurrent inchangé par rapport à 2011, une annonce saluée par les investisseurs qui craignaient que le ralentissement de la croissance chinoise ne contraigne le constructeur automobile allemand à revoir à la baisse ses ambitions.
Le maintien de la prévision d’un résultat opérationnel tiré des activités poursuivies proche de celui de 2011, à 9 milliards d’euros, fait néanmoins l’objet de précautions. «Les risques sont davantage susceptibles de se multiplier que de diminuer au cours de la deuxième moitié de l’année, a indiqué Dieter Zetsche, le président du directoire. Tous les jours, nous discutons longuement des nuages macroéconomiques qui s’accumulent à l’horizon.» Daimler a dégagé un résultat opérationnel en baisse de 13% au deuxième trimestre, à 2,24 milliards d’euros. La marge opérationnelle de la division Mercedes-Benz Cars est revenue à 8,6% contre 10,7% il y a un an. La marque apparaît notamment à la peine en Chine, avec une hausse des ventes de 8% quand ses concurrents Audi et BMW réalisent des croissances à deux chiffres.
Ceci étant, le recul de l’euro provoqué par la crise de la dette rend la base de coûts du groupe allemand plus compétitive. En début d’année, l’euro se traitait autour de 1,30 dollar. Hier, il évoluait sous 1,215 dollar. De ce fait, sur le seul premier semestre, Daimler a déjà réalisé les 400 millions de gains de change qu’il avait prévus pour l’ensemble de 2012. Un porte-parole du groupe a déclaré que le constructeur était entièrement couvert jusqu'à la fin de l’année contre les fluctuations de change, soulignant que toute volatilité future de l’euro n’aurait guère d’impact.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATMétaux stratégiques : l’autre front des tensions géopolitiques
Derrière les 20 % de brut mondial transitant par le détroit d'Ormuz, la crise affecte directement les métaux. La région détient 10 % des capacités de production d'aluminium, exposées à des dommages permanents, et sécurise 40 à 50 % des exportations mondiales de soufre, un intrant indispensable à l'extraction du cuivre et du nickel. -
PARTENARIATIA: où se situent les vraies opportunité d’investissement ?
L’IA crée des goulots d’étranglement techniques qui se transforment en opportunités majeures pour surperformer le marché. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter