AccueilNewsEntreprises
Compagnie des Alpes maintient le cap sur sa politique d’investissements
Compagnie des Alpes maintient le cap sur sa politique d’investissements
En repli de 18% à 0,7 euro par action, le dividende proposé absorbera la quasi-totalité du cash-flow libre dégagé durant l’exercice 2011-2012
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Inférieur aux attentes, le résultat d’exploitation de 60,1 millions d’euros de Compagnie des Alpes (CDA) au 30 septembre ne remettra pas en cause la diversification du groupe. La marge d’exploitation du groupe a certes reculé de 140 points de base (pb) à 8,9%, mais une partie de cette baisse est liée à l’indemnité exceptionnelle reçue l’an dernier suite au non-fonctionnement du téléphérique Vanoise Express en 2007-2008. Sur des bases retraitées, l’érosion de cette marge aurait été limitée à 40 pb et la rentabilité d’exploitation de l’activité «domaines skiables» aurait même progressé de 55 pb.
A propos des parcs de loisirs, les analystes de Gilbert Dupont soulignent «une maîtrise des charges insuffisante et les pertes de 5,5 millions d’euros générées par le Bioscope», dont 1,5 million pour le coût de fermeture de ce parc. L’essor de l’activité de conseil et d’assistance à l’international a également entraîné une nouvelle hausse de la perte d’exploitation de la division «Autres» (8,2 millions contre 7,6 millions) qui inclut les frais de holding.
En hausse de 3,5% l’an dernier, les investissements industriels de 119 millions sont répartis à 55% sur les domaines skiables et à 45% sur les parcs de loisirs. CDA met en avant «la poursuite de la relance de la marque Walibi, l’ouverture du nouvel espace égyptien au Parc Astérix et le développement de Grévin à l’international». Grévin Montréal sera ouvert dès avril 2013, avec un seuil de rentabilité d’exploitation attendu en 2014, année où devrait être inauguré Grévin Prague. Le groupe négocie actuellement trois autres projets, «avec le souhait d’ouvrir un musée Grévin par an» à l’étranger.
Afin de stabiliser sa dette au niveau actuel (ratio de dette nette sur capitaux propres de 47%) tout en maintenant ses investissements, le groupe proposera un dividende de 0,7 euro par action en numéraire, en repli de 18% d’une année sur l’autre. Ceci correspond à un montant global de 16,9 millions d’euros qui absorbera 95% du cash-flow libre dégagé durant l’exercice écoulé.
Concernant l’équipe de direction, suite au départ du directeur général délégué Franck Silvent qui retourne à la Caisse des dépôts (actionnaire à 39,8% de CDA), c’est Agnès Pannier-Runacher, actuellement directrice de division chez Faurecia, qui le remplacera à ce poste à compter du 28 janvier 2013.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Entre vacances dans des cliniques cinq étoiles, cure de sommeil et régime ultime, le bien-être et la santé sont désormais au cœur des préoccupations. Quand le corps devient un projet, l’industrie du luxe s’adapte aussi.