Christel Heydemann est en passe de devenir directrice générale d’Orange
La passation de pouvoirs à la tête de l’opérateur télécom tricolore aura bien lieu cette semaine. Orange s’apprête à nommer Christel Heydemann au poste de directrice générale, ce qui devrait être avalisé officiellement ce vendredi lors du conseil d’administration, ont rapporté plusieurs médias dimanche, citant des sources proches. Contacté par L’Agefi, un porte-parole d’Orange n’a pas souhaité commenter, sans toutefois démentir, indiquant que « rien n’est définitif tant que le Conseil [d’administration] n’a pas pris sa décision ».
Christel Heydemann, polytechnicienne âgée de 47 ans, est actuellement à la tête des opérations européennes du groupe français d'équipements électriques Schneider Electric. Elle est en outre administratrice indépendante d’Orange depuis mai 2020. En succédant à Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, elle serait la première femme à diriger l’opérateur historique. Elle deviendrait ainsi la troisième directrice générale d’une entreprise du CAC 40 après Engie et bientôt Veolia.
Orange a lancé un remaniement de sa direction accéléré après la démission de son PDG Stéphane Richard, condamné en appel en novembre dernier dans l’affaire de l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Par la même occasion, le groupe a décidé de scinder les postes de président et de directeur général.
Outre Christel Heydemann, Frank Boulben - actuel dirigeant chez Verizon aux Etats-Unis - et Ramon Fernandez - directeur financier d’Orange - étaient cités comme étant les derniers candidats en finale pour prendre la tête du premier opérateur français des télécoms. Or samedi, Le Figaro annonçait la décision de Frank Boulben, un des trois candidats encore en lice pour le poste, de se retirer du processus.
Plusieurs autres candidats avaient aussi été cités, tels Delphine Ernotte, actuelle présidente de France Télévisions, et Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.
Ce dossier hautement politique est scruté par l’Elysée, à quelques semaines de la tenue des élections présidentielles. Fort de ses 23% de participation au capital d’Orange, l’Etat a le dernier mot sur les principales nominations de la gouvernance d’Orange. Plus tôt dans le mois, Bercy avait fait savoir qu’ « à compétences égales, le ministre [souhaitait] que ce soit une femme qui reprenne la direction d’Orange ».
Stéphane Richard – qui devait initialement partir le 31 janvier – devrait assurer l’intérim en tant que PDG jusqu'à l’arrivée de la directrice générale dans ces prochaines semaines.
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