CGGVeritas parvient à tripler sa marge d’exploitation au troisième trimestre

La croissance du groupe d’équipements et de services sismiques est stimulée par le plan de modernisation de sa flotte de navires engagé fin 2010
Yves-Marc Le Reour

Spécialisé dans les équipements et services sismiques, CGGVeritas semble naviguer à contre-courant de la conjoncture. Le chiffre d’affaires trimestriel de 797 millions de dollars à fin septembre affiche une hausse séquentielle de 6% et de 21% en rythme annuel, tiré par un plan de modernisation des navires qui a stimulé la rentabilité des services (marge opérationnelle de 9% contre -5% au trimestre précédent et -3,7% un an plus tôt). La demande élevée pour les équipements terrestres a d’autre part permis à la filiale Sercel d’accroître encore le niveau de sa marge à 32% (contre 29% au deuxième trimestre et 30% à fin septembre 2010).

Le carnet de commandes à fin septembre atteint 1,24 milliard de dollars et le bénéfice d’exploitation s’élève à 98 millions, ce qui correspond à un triplement de la marge d’exploitation à 12,3% d’une année sur l’autre. Après déduction d’une plus-value de cession de 19 millions, la marge retraitée atteint 9,9%. «Cette performance réalisée malgré des prix restés bas, provient en particulier du redressement de l’activité marine, qui a bénéficié des premiers effets positifs du plan de performance engagé fin 2010», commente-t-on chez CM-CIC Securities. Outre un meilleur contrôle des coûts, ce plan a conduit à une forte progression, à plus de 90%, des taux d’utilisation des navires.

Si le cash flow libre trimestriel reste négatif (-66 millions de dollars), la consommation de trésorerie s’est limitée à 8 millions sur les neuf premiers mois de l’année, «rendant ainsi accessible la perspective de cash-flow positif pour l’exercice», estiment les analystes de Gilbert-Dupont. Pour le trimestre en cours, malgré une activité contractuelle des services plus modérée, ils relèvent que «les ventes multiclients devraient rester élevées en prévision de l’ouverture de plusieurs marchés en 2012 (Brésil, Golfe du Mexique)».

Le directeur général Jean-Georges Malcor s’attend pour l’an prochain «à une demande toujours soutenue en équipements sismiques, à la reprise de l’activité dans certains bassins importants et à la résorption progressive des surcapacités marines». Les Etats-Unis viennent ainsi d’annoncer la vente de 15 nouveaux permis de forage entre 2012 et 2017 au large du Golfe du Mexique et de l’Alaska. L’action a terminé sur un gain de 7% à 17,4 euros.

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