CGG Veritas place avec succès des « Oceane » pour refinancer sa dette
Un mois après l’annonce d’un plan destiné à améliorer sa rentabilité d’exploitation d’ici 2012, CGG Veritas s’attache également à optimiser la gestion de sa dette. Le spécialiste des équipements et services géophysiques pour l’industrie pétrolière a lancé hier à cet effet une émission d’Oceane (obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes) à maturité 1er janvier 2016 pour environ 315 millions d’euros.
Le montant nominal de ce placement privé pourra être porté à 360 millions d’euros en cas d’exercice, au plus tard le 25 janvier, de l’option de surallocation par les banques qui coordonnent l’opération (BNP Paribas, Crédit Suisse, Société Générale et Natixis). Ce devrait être le cas étant donné la forte demande des investisseurs qui a conduit à une sursouscription très élevée, avec un carnet d’ordres rempli une heure après son ouverture.
Les obligations émises au pair porteront un taux d’intérêt annuel de 1,75%, «payable semestriellement à terme échu le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année (ou le jour ouvré suivant)». Leur valeur unitaire a été fixée à 27,8 euros, soit 27,5% au-dessus du cours de clôture de l’action (21,8 euros) hier à Paris. Leur cotation à la bourse de Paris débutera le 27 janvier prochain, date prévue de règlement-livraison des obligations. L’entreprise n’a pas indiqué si ses principaux actionnaires ont participé à l’opération.
Destiné à refinancer la dette du groupe, le produit net de l’émission servira notamment «au remboursement partiel de l’emprunt obligataire 7,5% d’un montant de 530 millions de dollars à échéance mai 2015, permettant de réduire les frais financiers décaissés par le groupe», indique CGG Veritas. Un porte-parole a précisé à L’Agefi que le groupe économisera ainsi «environ 25 millions de dollars par an», soit 18% de sa charge financière estimée pour 2010.
La note de crédit du groupe est actuellement BB- chez S&P et Ba2 chez Moody’s, avec perspective négative pour les deux agences. D’un montant de 1,9 milliard de dollars à fin septembre, sa dette brute est composée au deux tiers d’obligations à haut rendement, le reste étant principalement constitué de prêts bancaires dont la maturité à été rallongée l’été dernier. L’endettement net de 1,57 milliard de dollars représente 40,5% de ses fonds propres.
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