CGG poursuivra la réduction de ses coûts et de ses investissements jusqu'à fin 2015
Anticipant des conditions d’exploitation difficiles jusqu’à fin 2015, CGG va poursuivre sa cure de rigueur. Le spécialiste des services et équipements géophysiques a annoncé hier une perte nette de 55 millions de dollars (48,9 millions d’euros) sur les trois premiers mois de 2015, incluant 18 millions de charges non récurrentes, contre un résultat négatif de 39 millions l’an dernier à la même époque.
Le résultat opérationnel est ressorti tout juste positif à 1 million de dollars, à comparer à un bénéfice de 35 millions au premier trimestre 2014 et à une perte de 532 millions au quatrième trimestre.
Le chiffre d’affaires de 570 millions de dollars a reculé de 29,2% en rythme annuel et de 37% en rythme séquentiel. «Les coupes et les décalages constatés dans les budgets d’investissements de nos clients continuent d’influencer notre environnement de marché», a commenté le directeur général Jean-Georges Malcor, en ajoutant que la baisse de l’activité reflétait «des pressions sur les prix et les volumes» ainsi qu’une moindre utilisation des navires servant à collecter les données sismiques. Par rapport à fin 2014, le carnet de commandes du groupe parapétrolier est resté stable à 900 millions de dollars.
«La visibilité pour le moment n’est pas bonne, c’est plutôt une affaire de fin d’année ou de l’année prochaine plutôt que du trimestre qui arrive», a reconnu le dirigeant. Le plan d’économies en cours débouchera en fin d’année sur la suppression de 2.000 postes par rapport au début de 2014, ramenant les effectifs globaux à environ 8.000 personnes. Alors que les investissements ont été réduits sur un an de 56% à 110 millions au premier trimestre 2015, une coupe supplémentaire de 50 millions de dollars a été décidée sur l’ensemble de l’exercice. Le groupe conservera une flotte de onze navires, contre treize à la fin de l’an dernier.
L’endettement net de 2,4 milliards de dollars au 31 mars dernier représentait 88% des fonds propres, contre un ratio de 90% trois mois plus tôt. Afin d’accroître sa marge de manœuvre, CGG va proposer aux porteurs d’Oceane à échéance 2019 d'échanger leurs titres contre de nouvelles Oceane qui offriront une parité de conversion plus favorable et un coupon relevé, en contrepartie de l’allongement d’un an de leur maturité.
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