CGG lance la restructuration de sa dette
CGG a officiellement engagé sa restructuration financière qui vise à renégocier de «manière drastique» une dette brute qui s'élevait à fin décembre 2016 à 2,85 milliards de dollars, contre une trésorerie disponible de 539 millions de dollars. La dette nette représente 206% des capitaux propres, contre 191% à fin décembre 2015. Pour cela, le groupe de services parapétroliers s’est placé sous mandat ad hoc. L’administrateur judiciaire Hélène Bourbouloux, qui s’est déjà occupée des dossiers Vivarte ou de la Saur, a été nommée par le tribunal de commerce le 27 février pour aider aux négociations avec les créanciers. La réduction de l’endettement proposée passerait par la conversion de la dette non-sécurisée en actions et par l’extension des échéances de la dette sécurisée, a indiqué la société.
Pour l’ensemble de 2016, le résultat opérationnel (avant charges non récurrentes liées au plan de transformation et dépréciations de la librairie de données) de CGG s’est établi en perte de 212,7 millions de dollars, contre 60,9 millions de dollars en 2015. CGG a réduit sa perte nette à 576,6 millions de dollars, contre 1,45 milliard de dollars l’année précédente. Le chiffre d’affaires annuel s’est élevé à 1,2 milliard de dollars, dont 589 millions de dollars au dernier trimestre, annoncé par le groupe comme le meilleur des quatre trimestres de l’année. Les revenus avaient atteint 2,1 milliards de dollars en 2015. Le groupe parapétrolier reconnaît que face à l’absence d’amélioration de ses marchés, il existe «un doute important sur sa capacité à poursuivre ses activités», compte tenu d’un niveau d’endettement intenable. Après de nouvelles pertes en 2016, le septième exercice déficitaire en huit ans, la direction attend pour 2017 des résultats d’exploitation «très similaires à ceux de 2016, avec néanmoins une génération de cash moins favorable».
Le cours de l’action CGG plonge de 9% à 8,2 euros en matinée, après avoir été réservée à la baisse en début de séance.
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