Casino plonge en bourse après la publication d’une note de Muddy Waters
Casino a-t-il été victime d’une attaque ? Le groupe dirigé par Jean-Charles Naouri a essuyé une très lourde perte en Bourse jeudi après la publication d’une note de l’analyste américain décrié Muddy Waters, annonçant son intention de «shorter» le titre du groupe français. A 17h l’action perdait 13% après avoir plongé de près de 20% en cours de séance. Une chute très lourde alors que le CAC40 évoluait en forte hausse depuis l’ouverture, au lendemain de l’annonce de la hausse des taux de la Réserve fédérale américaine.
«Groupe Casino est l’une des sociétés les plus survalorisées et incompréhensibles que nous ayons rencontré. (...) Ses reporting financiers sont littéralement insignifiants pour comprendre la (mauvaise) santé financière de l’entreprise. Ils ne distinguent pas ce que la société détient et ce qu’elle doit», écrit Muddy Waters dans sa note intitulée «Muddy Waters is Short Group Casino». L’analyste va même plus loin en affirmant que le patron de Casino lui rappelle «les génies qui ont fondé le hedge fund Long-term Capital Management», et qui s’est effondré à la fin des années 1990. L’analyste estime que l’action Casino ne vaut que 6,91 euros alors qu’elle évolue habituellement autour de 45 euros.Cette attaque survient à un moment surprenant, Casino a annoncé il y a deux jours un plan de désendettement de plus de 2 milliards d’euros au travers notamment d’opérations immobilières et de cessions d’actifs non stratégiques. «Casino a pris connaissance par une dépêche d’agence d’un rapport diffusé le 16 décembre 2015 par la société Muddy Waters Capital, avec la volonté manifeste de nuire à Casino, ses salariés et ses actionnaires», a réagi le groupe, selon lequel «ce rapport à charge comporte des allégations grossièrement erronées auxquelles le groupe apportera des réponses circonstanciées». «Devant cette diffusion d’informations trompeuses, le Groupe Casino a saisi l’Autorité des Marchés Financiers et se réserve la possibilité de faire valoir ses droits devant les tribunaux, y compris devant les juridictions pénales», a-t-il ajouté.
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