Casino optimise son bilan en se réorganisant en Amérique latine
Casino réduit la dette de sa société mère en réorganisant ses activités en Amérique latine. A l’occasion de ses résultats semestriels marqués par une chute de 36% de son résultat opérationnel courant (dont -20% en Amérique latine, avec le ralentissement économique au Brésil), le distributeur français a annoncé le regroupement de l’ensemble de ses activités sud-américaines (Brésil, Colombie, Argentine et Uruguay) sous l’égide de sa filiale colombienne Exito.
Ainsi, Casino cédera à Exito 100% de sa filiale argentine Libertad et 50% du capital des actions avec droit de vote de sa filiale brésilienne GPA, soit environ 18,8% du capital, pour 1,7 milliard d’euros. Ce prix correspond à un multiple de 0,55 fois le chiffre d’affaires de Libertad, soit 0,26 milliard d’euros, d’une part; et est établi sur la base d’un prix de 100 réaux par action préférentielle GPA, représentant une prime de 20,6% sur le cours moyen des trois derniers mois, soit 1,39 milliard d’euros, d’autre part. La finalisation est attendue dès la fin août. Exito financera cette acquisition par sa trésorerie et par endettement, grâce à des prêts auprès des trois principales banques colombiennes et de Citigroup pour un coût moyen estimé à 6,8%. Exito était conseillé par Rothschild, et Casino par Rothschild, Ondra et DC Advisory.
Pour sa part, Casino optimise son bilan. La dette financière nette de sa société mère passera ainsi de 7,55 milliards d’euros fin 2014 à 5,90 milliards.
Exito consolidera par intégration globale ces activités sud-américaines, affichant un chiffre d’affaires combiné d’environ 26,5 milliards d’euros pour 2 milliards d’Ebitda, et une position de numéro un au Brésil, en Colombie et en Uruguay. Un rapprochement qui permettra de dégager 145 millions d’euros de synergies annuelles, qui bénéficieront à 55% au Brésil et à 45% à la Colombie. Cette force de frappe lui permettra de «saisir des opportunités de consolidation régionale». D’autant que ce rachat aura un effet relutif de plus de 5% sur son résultat net, et même de 30% avec les synergies.
Comme pour GPA, Casino continuera à consolider par intégration globale Exito, qu’il détient à hauteur de 54,8%. Le groupe stéphanois n’exclut pas de monter au capital de ses filiales d’Amérique latine dans les prochains mois. Par ailleurs, le conseil de GPA accueillera prochainement des administrateurs nommés par Exito pour refléter la nouvelle structure de détention.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Emmanuel Macron était à Doha pour le sommet du Club des fonds souverains pour la planète
Ce point d’étape dans l’agenda du président français a été l’occasion de réaffirmer les engagements des participants pour répondre aux défis structurels de l’économie mondiale. -
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres