Carmila avance vers son augmentation de capital
Appelé à prendre les commandes de Carrefour le 18 juillet, et au moment où se tient aujourd’hui l’AG du groupe, Alexandre Bompard disposera d’un outil supplémentaire de développement. Carmila, la structure qui rassemble les centres commerciaux attenants aux hypermarchés du distributeur, a fait son entrée hier à la Bourse de Paris. Pour sa première cotation, le cours a fini en hausse de 2,81% à 29,30 euros, donnant à Carmila une capitalisation de 3,19 milliards d’euros. Carrefour détient 42% du capital de la foncière.
L’entrée en Bourse a été réalisée via l’absorption de Carmila par Cardety (Ex-Carrefour Property Developement), une structure cotée dont disposait déjà Carrefour. Le ratio d’échange avait été fixé à 1 action Cardety pour 3 titres Carmila. La foncière bénéficie du statut de société d’investissement immobilier cotée.
Les 205 actifs du groupe sont répartis en France, en Espagne et en Italie. Leur valorisation de 5,4 milliards d’euros au 31 mars fait monter Carmila sur la troisième marche du podium européen des foncières cotées de centres commerciaux, derrière Unibail et Klepierre, mais devant Mercialys, la structure de Casino.
Une augmentation de capital à venir
En parallèle de la fusion, la société fusionnée a lancé le refinancement de sa dette bancaire afin d’en allonger la maturité tout en élargissant le pool de banques. Dix banques se sont engagées à mettre en place 770 millions d’euros de dette tirée ainsi qu’un crédit revolving d’un peu plus de 1 milliard d’euros. La signature de la documentation doit intervenir demain. «La maturité moyenne des financements bancaires passera ainsi de 3,5 ans à 4,7 ans, soit une augmentation de 1,2 an», indique Carmila.
La cotation et ce refinancement bancaire ouvrent la voie à une troisième étape financière avec le lancement attendu d’une augmentation de capital dans le courant de 2017, en fonction des conditions de marché. Carmila prévoit de lever entre 500 et 600 millions d’euros. La foncière avait indiqué récemment avoir identifié 37 projets d’extension nécessitant 1,5 milliard d’euros d’investissement d’ici à 2022.
Plus d'articles du même thème
-
Caceis met sur pied Nova à destination des agents de transfert
Le spécialiste de l'asset servicing, lance Nova, une plateforme digitale dédiée aux services d'agent de transfert et qui se veut à technologie avancée. -
Amazon va investir 15 milliards d’euros en France sur trois ans
Le géant américain du commerce en ligne prévoit d’ouvrir quatre nouveaux entrepôts en 2026 et 2027 et de créer 7.000 emplois en France. Sa contribution fiscale dans l'Hexagone s’élevait à plus de 2,6 milliards d’euros en 2024. -
AB Foods compte dégager de la valeur en se scindant en deux
L’activité de distribution de vêtements (Primark) et l’activité agroalimentaire (FoodCo) seront cotées à Londres. La scission est prévue fin 2027.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tchao PantinAvec Rima Hassan et Bally Bagayoko, la « Nouvelle France » avance désormais sans Jean-Luc Mélenchon
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle » -
LogementLes propriétaires immobiliers enfin gagnants ?
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location -
Droit dans le murLogement : une loi pour bâtir plus vite, vraiment ?
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs