Cardio3 veut lever 28 millions d’euros en se cotant à Bruxelles et à Paris
Pour la première fois, une société va s’introduire simultanément sur Nyse Euronext à Bruxelles et à Paris. Cardio3 BioSciences (C3BS), qui a obtenu hier soir le visa de la FSMA, le régulateur belge, fera ses premiers pas en Bourse le 5 juillet prochain. Une renaissance également pour le marché belge qui n’a enregistré aucune IPO depuis 2009.
La biotech belge, spécialisée dans les traitements des déficiences cardiaques, espère lever un maximum de 28,4 millions d’euros. Elle offrira jusqu’à 1,495 million d’actions nouvelles dans une fourchette indicative de 16,65 à 19 euros par action. L’offre sera ouverte du 21 juin au 3 juillet, aux institutionnels comme aux particuliers. Pour l’heure, deux investisseurs se sont engagés à investir près de 14 millions d’euros, SRIW (Société régionale d’investissement de Wallonie), actionnaire existant, à hauteur de 4,45 millions, et le fonds flamand PMV, nouvel actionnaire à hauteur de 9,5 millions. Ils seront entièrement servis et garantissent ainsi la moitié de l’opération, sous réserve que le prix de l’action soit fixé dans la fourchette indicative.
A l’issue de cette introduction dirigée par Kempen et Invest Securities, avec Portzamparc comme agent de placement, C3BS devrait être valorisée en Bourse entre 120 et 150 millions d’euros.
La biotech a besoin de lever un minimum de 20 millions d’euros pour poursuivre le développement en phase 3 de son produit phare, le C-Cure, une technologie de reprogrammation cellulaire. Des cellules souches sont prélevées dans la moelle osseuse du patient, reprogrammées, et injectées dans le muscle cardiaque par un cathéter à aiguille courbe, également développé par C3BS. Les résultats en phase 2 ont été «très probants» tant sur la fonction cardiaque que sur la structure du cœur.
«Nous sommes les seuls au monde avec cette technique en phase 3», explique Christian Homsy, directeur général de C3BS. La phase 3, réalisée auprès de 240 patients en Europe et en Israël, devrait aboutir fin 2015, pour une commercialisation en Europe en 2016-2017, et un an plus tard aux Etats-Unis, où C-Cure est encore en Phase 2.
C3BS, qui assure disposer d’un large pipeline de R&D, notamment pour le traitement de l’infarctus, mise sur un large potentiel, avec 117 millions de personnes dans le monde souffrant d’insuffisance cardiaque et 32 milliards de dollars dépensés chaque année aux Etats-Unis pour ces patients.
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