Canal+, beIN et Altice boudent l’appel d’offres de la Ligue de football
Le football français risque de s’enfoncer un peu plus dans la crise. Canal+ et beIN Sports n’ont pas participé à l’appel d’offres pour les droits TV de Ligue 1, remis en jeu par la Ligue de football professionnel à la suite du défaut de paiement de Mediapro, l’actuel détenteur de 80% des droits de la L1 et de la L2. Altice Europe, dont la chaîne RMC Sports diffuse la Ligue des Champions, n’a pas non plus participé, selon L’Equipe.
Seule l’arrivée d’un chevalier blanc de dernière minute permettrait de sauver la LFP. « Si je suis là, c’est qu’il y a des enveloppes », a déclaré à l’AFP le président de Reims Jean-Pierre Caillot à 14h30, à son arrivée à la LFP. Il fait partie du comité de pilotage chargé de décacheter les enveloppes dans l’après-midi. « La dernière fois, il y a eu un invité surprise, pourquoi n’y en aurait-il pas un maintenant ? », a-t-il ajouté.
Les offres doivent être étudiées avant lundi soir, en vue d’une attribution potentielle dès le 5 février, à deux jours du « Classico » OM-PSG, si celles-ci sont suffisamment élevées.
Des investisseurs piégés
Dans le cas contraire, ou s’il n’y a pas de candidat sur certains lots, des discussions de gré à gré suivront ces prochains jours.
Mediapro, groupe sino-espagnol, avait mis plus de 3,4 milliards d’euros sur la table pour remporter en 2018 l’essentiel des droits de retransmission de la Ligue 1 pour quatre saisons, au nez et à la barbe de Canal+ et de BeIN Sports.
Une somme record qui permettait au football professionnel français de se rapprocher de ses voisins européens et qui avait attiré plusieurs investisseurs misant sur une revalorisation des clubs de football français. Ils risquent aujourd’hui de devoir éponger les pertes.
Plus d'articles du même thème
-
Eutelsat prévoit une stabilité de sa rentabilité en 2026-2027
L'opérateur satellitaire a fait mieux qu'attendu pour l'exercice clos au 30 juin 2026. Grâce aux levées de capital réalisées fin 2025, son ratio d'endettement net sur Ebitda ajusté est revenu à 2,32 au 30 juin, contre 3,88 un an plus tôt. Insuffisant pour le marché. -
La chute d’Universal Music pénalise Vivendi, moins Bolloré
Le géant mondial de la musique a publié des résultats trimestriels décevants. Son action plonge de plus de 20% et entraîne dans son sillage celles de ses principaux actionnaires. -
Banijay commence à profiter de ses dernières acquisitions et de la Coupe du monde
Le spécialiste du divertissement a publié des résultats semestriels en hausse, tirés par l’acquisition de Tipico. L’intégration d’All3Media portera les comptes sur la deuxième partie de l’année.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Revolut décroche son agrément bancaire français
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Le RN et la malédiction du second tour (1/4)Présidentielle de 2002 : Jean-Marie Le Pen face au mur du rejet
Longtemps, la légende fut que Jean-Marie Le Pen ne voulait pas du pouvoir. L’entre-deux-tours de la présidentielle de 2002 raconte une autre histoire : même s’il le convoitait ardemment, il n’était pas prêt à le conquérir. -
Médicaments : le dilemme italien face à l’offensive américaine
Avec 69 milliards d’euros d’exportations, le secteur est devenu l'un des moteurs de l’économie italienne. Un accord avec Washington protégerait l’industrie, mais pourrait alourdir considérablement la facture du système de santé, déjà sous pression -
En apnéePrix des médicaments : l’Europe retient son souffle face à Trump
Le président américain ne décolère pas contre les différentiels de prix des produits pharmaceutiques entre les Etats-Unis et l’Europe, faisant planer la menace d'un affrontement