Canal+, beIN et Altice boudent l’appel d’offres de la Ligue de football
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Stade de foot de l’Olympique Lyonnais, en Ligue 1.
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Crédit OL.
Le football français risque de s’enfoncer un peu plus dans la crise. Canal+ et beIN Sports n’ont pas participé à l’appel d’offres pour les droits TV de Ligue 1, remis en jeu par la Ligue de football professionnel à la suite du défaut de paiement de Mediapro, l’actuel détenteur de 80% des droits de la L1 et de la L2. Altice Europe, dont la chaîne RMC Sports diffuse la Ligue des Champions, n’a pas non plus participé, selon L’Equipe.
Seule l’arrivée d’un chevalier blanc de dernière minute permettrait de sauver la LFP. « Si je suis là, c’est qu’il y a des enveloppes », a déclaré à l’AFP le président de Reims Jean-Pierre Caillot à 14h30, à son arrivée à la LFP. Il fait partie du comité de pilotage chargé de décacheter les enveloppes dans l’après-midi. « La dernière fois, il y a eu un invité surprise, pourquoi n’y en aurait-il pas un maintenant ? », a-t-il ajouté.
Les offres doivent être étudiées avant lundi soir, en vue d’une attribution potentielle dès le 5 février, à deux jours du « Classico » OM-PSG, si celles-ci sont suffisamment élevées.
Des investisseurs piégés
Dans le cas contraire, ou s’il n’y a pas de candidat sur certains lots, des discussions de gré à gré suivront ces prochains jours.
Mediapro, groupe sino-espagnol, avait mis plus de 3,4 milliards d’euros sur la table pour remporter en 2018 l’essentiel des droits de retransmission de la Ligue 1 pour quatre saisons, au nez et à la barbe de Canal+ et de BeIN Sports.
Une somme record qui permettait au football professionnel français de se rapprocher de ses voisins européens et qui avait attiré plusieurs investisseurs misant sur une revalorisation des clubs de football français. Ils risquent aujourd’hui de devoir éponger les pertes.
Le pionnier du streaming vidéo a tenté de rassurer les investisseurs en multipliant les annonces, peu avant la publication de ses résultats trimestriels, jeudi 16 juillet. L’action Netflix a reculé de plus de 40% ces douze derniers mois.
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