Bureau Veritas entend faire croître de 50 % son chiffre d’affaires d’ici 2015

L’intégration des acquisitions et une baisse des coûts centraux amélioreront de 100 à 150 pb la marge d’exploitation du groupe de certification
Yves-Marc Le Reour

Grâce à une présence dans des pays et des secteurs d’activité très diversifiés, Bureau Veritas prévoit un rythme de croissance soutenu d’ici à 2015 en dépit d’un contexte macroéconomique incertain. Introduit en Bourse en octobre 2007, le numéro deux mondial des services d'évaluation de conformité et de certification est parvenu à doubler son chiffre d’affaires en quatre ans, le bénéfice net ajusté (hors éléments non récurrents) augmentant de 15 à 20% par an.

Sous réserve d’une absence de récession globale et d’un niveau toujours élevé du cours des matières premières, son plan stratégique «BV2015» prévoit «une hausse moyenne annuelle de 9% à 12% du chiffre d’affaires à changes constants» à 5 milliards d’euros, contre 3,3 milliards prévu par le consensus en 2011. Un tiers de cette croissance proviendra d’acquisitions de taille moyenne, le groupe étant en discussions «avec une trentaine de cibles potentielles correspondant à un chiffre d’affaires supplémentaire de plus de 400 millions d’euros», relève le directeur financier François Tardan.

Bureau Veritas souhaite notamment renforcer sa part de marché en Allemagne, au Japon et aux Etats-Unis. Le PDG Frank Piedelièvre explique que «les marchés matures dans notre industrie sont importants, dans la mesure où c’est là que se situent les déploiements innovants de nouvelles normes, de nouveaux standards techniques». Cette expertise est ensuite transférée sur les marchés émergents où la concurrence est plus fragmentée. Ces marchés devraient représenter 55% de l’activité en 2015 contre environ 46% cette année. L’Asie accueillera alors un tiers des effectifs qui devraient atteindre 80.000 personnes contre environ 52.000 actuellement.

Les effets de taille liés à l’intégration des acquisitions et une baisse des coûts centraux amélioreront «de 100 à 150 points de base» la marge d’exploitation ajustée par rapport aux 16,3% dégagés à fin juin, d’où une hausse annuelle moyenne de 10% à 15% du bénéfice par action. Le taux de distribution du dividende restera à 40%. La faible intensité capitalistique du groupe et un bon contrôle du BFR permettront de générer des cash-flows élevés qui renforceront encore sa structure de bilan. La dette nette sera donc réduite «à moins d’une fois» l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’ici 2015 contre 1,9 fois au 30 juin dernier, laissant plus de flexibilité pour des acquisitions d’envergure non intégrées dans ce plan.

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