Bonduelle optimise la gestion de sa dette à travers un crédit revolving
Soucieux de renforcer sa flexibilité financière, Bonduelle a annoncé la semaine dernière la signature d’une ligne de crédit revolving de 300 millions d’euros d’une maturité de 5 ans, avec un remboursement in fine pour cette facilité qui a été «très largement sursouscrite». Elle a été mise en place par un large pool bancaire international sous l’égide de BNP Paribas, Crédit Agricole Nord de France et BOCE, aidés par HSBC, Mediobanca, Société Générale et CIC Nord-Ouest.
Ce crédit revolving permettra de financer des acquisitions annoncées par le groupe légumier au début de cette année, à savoir des usines de surgelés d’Allens aux Etats-Unis, des usines de conserves de Globus en Russie et de Kelet-Food sur le marché hongrois. Ces trois opérations représenteraient «un investissement total de l’ordre de 100 millions d’euros en valeur d’entreprise», selon les analystes d’Oddo Securities.
Elle servira aussi «à faire face, dès à présent, aux échéances de remboursement de la composante obligataire des Obssar 2007 et 2009 prévues en 2012 et 2013», indique le groupe. Par rapport à une dette nette de 633 millions au 31 décembre 2011, ces ‘obligations à bons de souscription et/ou d’acquisition d’actions remboursables’ représentaient 46% du total, 41% étant constitué par des placements privés américains et 13% par des crédits à court terme. Après un remboursement de 47 millions d’euros effectué en avril dernier, les prochaines échéances du groupe sur ses Obssar sont «47 millions en avril 2013 et 150 millions d’euros en juillet 2013», précise Oddo.
Cette opération abaissera légèrement son coût moyen de financement à 3,5% contre 3,8% au 30 juin 2011 qui marquait la fin de son exercice 2010-2011. La volonté du groupe d’accroître la maturité de sa dette est compréhensible si l’on se réfère à son ratio d’endettement net sur capitaux propres atteignant 135% au 31 décembre 2011 contre 129% un an plus tôt.
Outre un effet de saisonnalité semestriel lié à l’activité, cette hausse s’explique par le rachat d’actions, à hauteur d’environ 55 millions d’euros, réalisé par Bonduelle afin d’augmenter son autocontrôle. Retraité de cet élément, le ratio d’endettement net sur fonds propres ressortirait à 121% fin 2011, la dette nette ayant limité sa progression à 3% d’une année sur l’autre.
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