Bonduelle conserve intact son appétit de croissance grâce aux acquisitions
Bonduelle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. A l’occasion de la publication hier de résultats annuels en nette progression, le spécialiste français du légume en conserve a fait part de sa confiance en dépit d’un «environnement incertain et volatil, marqué par une attention croissante des consommateurs à leur pouvoir d’achat». Le groupe mise pour l’exercice en cours sur une progression de son chiffre d’affaires voisine de 8% et de 7 à 12% de son résultat opérationnel (entre 105 à 110 millions d’euros).
Bonduelle compte particulièrement sur les «premières synergies liées à ses acquisitions récentes», annoncées notamment en Hongrie et en Russie en janvier dernier et aux Etats-Unis deux mois plus tard. Aux yeux de CM-CIC Securities, «le redressement des résultats amorcé en 2012 va se poursuivre en 2013».
Ces ambitions restent tout de même prudentes au regard des attentes des analystes. Elles trahissent une prévision de croissance interne à venir modérée de 1 à 2% selon Oddo ou Exane BNP Paribas, voire «proche de 0%» selon Aurel BGC. Au titre de l’exercice clos le 30 juin dernier, le groupe a affiché un chiffre d’affaires de 1,77 milliard d’euros, en croissance organique de 3,2% (+2,4% en données brutes) contre 0,6% pour l’exercice précédent.
En Europe, la croissance organique s’est établie à 1,3%, contre un repli de 0,1%. Bonduelle s’est félicité d’avoir pu dans un «contexte économique déprimé» progresser «dans chacune de ses zones d’activité (Europe et hors d’Europe), dans toutes ses technologies du légume préparé (conserve, surgelé et frais élaboré) et sur l’ensemble de l’exercice».
Qui plus est, tirant parti d’une hausse de ses tarifs, la société est parvenue à engranger une progression d’un point de sa marge opérationnelle courante, portée à 5,7%, «comblant, comme le relève Gilbert Dupont, la moitié de la perte subie en 2010-2011». Le résultat net a bondi de 53,6% à 46,7 millions. De quoi proposer à la prochaine assemblée un dividende unitaire stable à 1,50 euro.
Oddo souligne tout de même un «fort endettement» accru par les récentes acquisitions. Si le groupe indique que la dette nette a progressé d’un quart sur l’exercice écoulé à 608,4 millions d’euros (correspondant à un ratio d’endettement en hausse de 19,2 points à 120,8%), il souligne que le coût moyen de la dette a baissé de 0,42 point à 3,39%.
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