Bolloré réduit l’indépendance du conseil de Vivendi
Trois administrateurs indépendants ne seront pas renouvelés lors de la prochaine AG, renforçant le pouvoir du premier actionnaire du groupe de médias.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Pinaud
Le groupe Bolloré est entré au capital de Vivendi fin 2012.
-
Photo: Antoine Antoniol/Bloomberg.
Vincent Bolloré poursuit sa mise sous contrôle de Vivendi. Comme l’a révélé BFM Business, trois membres indépendants du conseil de surveillance du groupe de médias quitteront leur siège lors de l’assemblée générale du 25 avril prochain. Les mandats d’Yseulis Costes, de Pascal Cagni et d’Alexandre de Juniac ne seront pas renouvelés. Tous les trois avaient été nommés lors de l’AG de 2013, soit un an avant que Vincent Bolloré n’accède à la présidence du conseil à la place de René Fourtou. Un seul des trois sièges supprimés sera remplacé par la nomination d’un représentant des salariés de Vivendi. Pascal Cagni et Alexandre de Juniac sont membres du comité d’audit.
Plus que six administrateurs indépendants
Après ce remaniement, le conseil de surveillance du groupe de médias sera composé de 12 membres, contre 14 actuellement. Le nombre d’indépendants va tomber à 6, contre 9 dans la configuration actuelle. Le poids des indépendants va ainsi se réduire à 50%, contre 64% aujourd’hui. Vivendi pourra toutefois arguer du fait qu’il respecte la recommandation du code Afep-Medef. Selon celui-ci, «la moitié du conseil dans les sociétés au capital dispersé» doit être composée d’administrateurs indépendants.
Vincent Bolloré avait déjà réduit la proportion d’indépendants au sein du conseil de surveillance de Vivendi en donnant à son fils Yannick le siège laissé vacant en mai 2016 par Philippe Donnet, démissionnaire, alors que celui-ci avait été élu quelques jours auparavant par l’AG. Ce nouveau rétrécissement de la part des indépendants renforcera automatiquement le pouvoir de Vincent Bolloré sur le conseil du groupe.
En plus de ces changements, le groupe Bolloré détiendra à compter d’avril 2017 environ 29% des droits de vote de Vivendi, par le jeu des droits de vote double et par un mécanisme de financements structurés. A ce niveau, compte tenu des quorums constatés, Bolloré aurait obtenu la majorité lors des trois dernières assemblées générales, aussi bien ordinaires (majorité simple) qu’extraordinaires (majorité aux deux tiers).
Le groupe Bolloré était initialement entré au capital de Vivendi fin 2012 avec la vente de ses chaînes Direct 8 et Direct Star en échange de 1,7%. Il avait ensuite passé le seuil des 5% en juin 2014, puis celui des 10% en 2015. Il détient désormais 20,7% du capital de Vivendi.
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante