Boeing redouble ses efforts de réduction de coûts dans son activité défense
Face à des conditions de marché difficiles et au déclin anticipé des budgets militaires, Boeing a décidé de relever la barre des économies dans son activité défense (Boeing Defense, Space & Security). Le groupe a annoncé hier un nouvel élan dans ses efforts de réduction de coûts, après les 2,2 milliards de dollars identifiés depuis 2010. Il vise 2 milliards de dollars de plus entre 2013 et 2015, a indiqué hier un porte-parole de la société, Tod Blecher.
Cette décision a été approuvée le 5 novembre par le directeur général de Boeing, Jim McNerney, et par le comité exécutif du groupe. Elle ne constitue donc pas une réponse au résultat de l'élection présidentielle américaine, a tenu à préciser le représentant de Boeing. Les salariés ont été informés hier par le responsable de l’activité défense, Dennis Muilenburg, via un document distribué avant l’annonce.
Pour atteindre ce nouvel objectif, le groupe, deuxième fournisseur du Pentagone, prévoit de céder ou de démolir certaines installations en Californie. Cela s’ajoutera à la réduction de 10% des implantations déjà engagée depuis 2010 au travers de l’arrêt des activités à Wichita (Kansas). Par ailleurs, Boeing travaille avec ses fournisseurs pour réduire les coûts et prévoit d’abaisser de 10% supplémentaires le nombre de managers d’ici à la fin de l’année. Compte tenu des fermetures de postes déjà consenties, il devrait atteindre 30% sur les deux dernières années. Des licenciements sont donc encore à prévoir même si Tod Blecher s’est refusé à en préciser l'étendue.
Ce tour de vis supplémentaire contraste avec l'évolution de l’activité d’aviation commerciale, où les recrutements se multiplient et la production bondit de plus de 60%. L’activité défense de Boeing a représenté 46% du chiffre d’affaires de 68,7 milliards de dollars dégagé par Boeing en 2011. Il paraît donc indispensable pour le groupe de Chicago de maintenir sa compétitivité, alors qu’il dit vouloir continuer à investir dans plusieurs projets clés (drone Phantom Eye, satellite 702SP, avion de surveillance maritime...). Ses rivaux ont d’ailleurs suivi des voies similaires; Lockheed Martin a ainsi réduit ses postes de direction d’environ 25% après la mise en place d’un plan de départs volontaires.
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