BNP Paribas Personal Finance accélère sa mue numérique
Le pôle de crédit à la consommation de BNP Paribas, qui comprend entre autres Cetelem, entend produire 5 milliards d’euros de crédit en ligne à horizon 2017, ont indiqué vendredi ses dirigeants lors d’une rencontre avec la presse. Entre 2012 et 2015, la production de crédit sur internet du groupe est passée de 1,9 milliard à 3,3 milliards d’euros, soit un taux de croissance annuelle moyenne de 20% par an. Le nombre de contrats traités en ligne avec signature électronique a dépassé les 2 millions l’an dernier.
Pour accompagner cette montée en puissance numérique, BNP Paribas Personal Finance a prévu d’investir 101 millions d’euros sur 2015-2018, en se concentrant sur six pays : la France, l’Italie, le Brésil, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. Le prêteur entend par ailleurs déployer une nouvelle plate-forme numérique sur la région Europe centrale (Autriche et Balkans) autour de la fin 2016.
En parallèle à la mue digitale, BNP Paribas Personal Finance prévoit de mener jusqu’en mars 2017 la migration informatique de Laser Cofinoga, fusionné au 1er septembre dernier. Les gains liés à l’intégration de l’ex-filiale des Galeries Lafayette devraient notamment contribuer à la réduction de 10% à 12% de la base de coûts du groupe en France, telle que prévue dans son plan stratégique 2017-2020.
Ce plan table aussi sur la montée en puissance du métier de crédit automobile, qui a longtemps stagné à 10 milliards d’euros d’encours. De 13 milliards l’an dernier, le stock de prêts devrait passer à 15 milliards fin 2016 et 20-22 milliards fin 2020. « En termes d’actifs pondérés du risque, le crédit automobile consomme environ deux fois moins de fonds propres que le crédit renouvelable », explique Alain Van Groenendael, président de BNPP PF, les prêts étant garantis par la valeur des véhicules.
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas sécurise sa bancassurance en Italie
BNP Paribas Cardif, la compagnie d’assurance du groupe, renforce son partenariat avec le groupe BCC Iccrea et le prolonge jusqu’en 2039. -
Du pouvoir aux profits, l’équation d'UniCredit chez Commerzbank
Avec plus de 42% du capital, la banque italienne devrait être en mesure d'imposer ses vues au conseil de sa concurrente allemande. Pour pouvoir en tirer tous les bénéfices financiers, il faudra toutefois probablement qu’elle monte au-delà de 60%. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- L'espoir de paix au Moyen-Orient donne un élan mesuré aux actions européennes
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
AdaptationClimatisation : la grande bascule des politiques
Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique n’existe plus. Il se déplace sur l’adaptation. En se cristallisant sur la seule question de la clim, devenue très politique -
Commerce internationalLe commerce maritime international en mode agile
De la mer Rouge au détroit d'Ormuz, les crises géopolitiques rebattent les cartes du transport maritime. Armateurs, assureurs et transitaires s'organisent désormais pour naviguer dans un monde où l'incertitude est devenue la norme. A l'occasion du Rendez-vous ParisMAT qui se tient aujourd'hui et demain à Paris, petit tour d'horizon de ce nouveau quotidien -
EXCLUSIFDominique de Villepin : « Il faudra revenir à une taxe carbone »
Retour de l’ISF, taxe carbone, fonds souverain de 100 milliards… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac dévoile en exclusivité les grandes lignes de son programme économique pour l’élection présidentielle de 2027