BMW réalise le meilleur premier trimestre de son histoire
Alors que les producteurs de véhicules bas de gamme souffrent du fléchissement de la demande en Europe, le groupe bavarois BMW tire profit de sa concentration sur le haut de gamme, particulièrement prisé en Asie.
Au cours des trois premiers mois, les ventes sur ce continent se sont accrues de 32%, et même de 36,6% en Chine, atteignant près de 119.000 unités. Au Japon, BMW a même écoulé 44% de voitures de plus qu'à la même période de 2011. Il en va de même aux Etats-Unis où il a vendu 16,5% de voitures de plus au premier trimestre, soit près de 76.000 unités. En Europe les ventes n’ont progressé que de 0,5%. En tout, le groupe, qui outre BMW comprend les marques Mini et Rolls-Royce, a écoulé 425.528 véhicules à fin mars, en hausse de 11,2% sur un an.
«Nous avons signé le meilleur premier trimestre de l’histoire du groupe», s’est félicité hier son patron Norbert Reithofer. Dépassant nettement les attentes des analystes, le groupe a dégagé un bénéfice avant impôts de 2,1 milliards d’euros, en hausse de 18,8%. Le résultat net ressort à 1,35 milliard. Le chiffre d’affaires a augmenté de 14,1% à 18,3 milliards d’euros.
BMW atteint ainsi une marge de 11,6%, dépassant ses deux principales rivales Audi (11,4%) et Daimler (8,4%). Pour l’année en cours, le groupe s’est fixé des objectifs plus modestes.
Dans la division automobile la marge opérationnelle visée est comprise entre 8% et 10%. C’est sensiblement moins que les 11,8% atteints l’an dernier où BMW avait bénéficié d’une conjoncture exceptionnelle. Le groupe précise que cette année la marge devrait être «en haut de la fourchette» si la conjoncture continue de tourner comme au premier trimestre.
Norbert Reithofer n’a pas voulu fournir de prévisions chiffrées pour cette année, confirmant simplement que BMW vise «de nouveaux records en termes de ventes et de bénéfice avant impôts». A la Bourse de Francfort les chiffres ont été bien accueillis, les titres du constructeur progressant par moment de plus de 3%. Les analystes ont bien réagi aussi, estimant comme Bernstein Research de New York, que la marge de 11,6% est d’autant plus impressionnante que tous les modèles de la nouvelle série 3 ne sont pas encore sur le marché.
BMW s’est fixé pour objectif de vendre en 2016, l’année de son centième anniversaire, plus de deux millions de voitures de ses trois marques confondues, soit quatre ans plus tôt que prévu initialement.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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