BHP Billiton réfléchit à une scission de ses activités
En réponse aux récentes spéculations sur une éventuelle scission, BHP Billiton a tenu à préciser hier que la simplification de son portefeuille reste une priorité. «Nous continuons à étudier activement la prochaine phase de simplification, y compris les options structurelles, mais nous ne retiendrons que les options qui maximisent la valeur pour les actionnaires», s’est contenté de déclarer BHP Billiton. Pour l’heure, Goldman Sachs continue de passer en revue les différentes options possibles, scission ou vente par actif.
«Nous croyons qu’un portefeuille concentré sur nos principaux actifs, minerai de fer, cuivre, charbon et pétrole, conserverait les avantages de la diversification, tout en générant une croissance plus forte du cash flow libre et un retour sur investissement plus élevé», explique le premier groupe minier mondial, tout en envisageant la potasse comme un cinquième pilier potentiel.
En effet, selon The Australian Financial Review, BHP Billiton pourrait regrouper ses actifs non stratégiques au sein d’une autre entité, dont ses actionnaires actuels recevront des actions. Une solution qui permettrait de ne pas brader ces actifs, qui comprendraient l’aluminium, le nickel et la bauxite pour une valeur de globale de 19 milliards de dollars, selon le journal australien. BMO Capital Markets valorise ces activités 10,7 milliards de dollars et 20,6 milliards avec les centrales à charbon. «Le marché donne une valeur limitée à ces actifs à l’intérieur du portefeuille de BHP», explique un analyste d’UBS. Fin 2013, Royal Bank of Canada Capital Markets valorisait les actifs d’aluminium, manganèse et nickel de BHP à 15 milliards de dollars. L’éventualité de ce spin off a été bien accueillie par les investisseurs, avec un rebond de 1,59% du titre à Londres.
Il y a un an, BHP avait annoncé son intention de céder une dizaine d’actifs pesant 48 milliards de dollars. Sur 2013, le groupe anglo-australien a déjà réalisé des ventes pour 6,5 milliards de dollars.
Avec le ralentissement de la demande, notamment chinoise, tous les acteurs du secteur ont dû revoir drastiquement leurs investissements fin 2013, dont -25% pour BHP sur l’exercice 2013-2014. Grâce notamment à ses économies, le groupe minier a dépassé les attentes du marché en publiant en février dernier une hausse de 31% de son bénéfice semestriel.
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