Bertrand Meunier pourrait quitter la présidence d’Atos à l'été 2023
Atos signe l’une des plus fortes hausses du SBF 120 mardi, dans le sillage d’informations de presse évoquant un potentiel départ du président du conseil d’administration du groupe de services informatiques à l'été 2023.
Vers 11h50, l’action Atos gagnait 6% à 9,1 euros.
Bertrand Meunier, le président du conseil d’administration d’Atos, quittera ses fonctions à l’occasion de la scission du groupe de services informatiques qui aura lieu à l'été 2023, a rapporté mardi BFM Business, citant une source proche du groupe. Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte parole d’Atos n’a pas souhaité faire de commentaire.
«Ce départ apparaît relativement crédible et ferait sens compte tenu de la pression exercée par plusieurs actionnaires minoritaires sur Bertrand Meunier», estime un analyste basé à Paris.
Pression des actionnaires
Le 9 septembre dernier, Sycomore Asset Management a ainsi souhaité la démission de Bertrand Meunier, et le remplacement des membres les «plus anciens du conseil d’administration par des spécialistes du secteur», alors que le cours de Bourse d’Atos accuse une chute de 80% sur un an. Sycomore AM a également jugé le projet de scission d’Atos «trop ambitieux» et «trop complexe».
Pénalisé depuis plusieurs années par la baisse de ses activités historiques d’infogérance, Atos a dévoilé en juin dernier un plan stratégique prévoyant la scission du groupe en deux sociétés distinctes. La première entreprise conserverait le nom d’Atos et regrouperait les activités historiques de gestion d’infrastructures de centre de données. La seconde prendrait le nom d’Evidian et rassemblerait les activités liées à la transformation numérique ainsi que celles de Big Data et Sécurité (BDS).
«Il apparaît logique qu’il y ait deux conseils d’administration différents pour ces deux entités séparées», a indiqué un porte parole d’Atos à l’agence Agefi-Dow Jones.
Plus d'articles du même thème
-
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale. -
Bernie Sanders veut taxer les géants de l'IA pour créer un fonds souverain de 7.000 milliards de dollars
Le sénateur indépendant du Vermont a déposé un texte de loi instaurant une taxe ponctuelle de 50 % en actions sur les grandes entreprises d'intelligence artificielle. Il deviendrait potentiellement le plus grand fonds souverain au monde. L'idée promeut un partage de la richesse alors que les éditeurs eux-mêmes anticipent des destructions d'emplois à cause de leur technologie.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
Repas à un euro pour tous les étudiants : mal budgétisée, la réforme « met en danger les Crous »
Depuis début mai, tous les étudiants peuvent bénéficier du repas à 1 euro au Crous. Une mesure populaire, mais aux effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl -
A grands fraisL'effet boule de neige peut-il emporter la dette française ?
La France peut-elle perdre la maîtrise de sa dette ? La question est de plus en plus brûlante, au point qu’un député RN a décidé de consacrer un rapport à « l’effet boule de neige ». -
Tribune libreIl n’a jamais été aussi urgent de jouer collectif - par Jean-Roch Varon
Alors que le monde vacille sous des crises multiples, le recours à l’intelligence artificielle ne suffit pas à garantir le progrès ; seule une intelligence collective diversifiée et inclusive peut relever ce défi inédit