Axa et ING lancent une offre de bancassurance 100% digitale en Europe
Axa fournira de l’assurance dommages, santé et de la prévoyance à 13 millions de clients d’ING.
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Christine Lejoux
La distribution s’effectuera via les services de banque en ligne du groupe néerlandais.
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Axa et ING jouent la carte du «tout digital» dans la bancassurance. L’assureur français et la banque néerlandaise ont annoncé mercredi la signature d’un partenariat, dans le cadre duquel Axa fournira des produits d’assurance dommages, santé et de prévoyance aux 13 millions de clients d’ING basés en France, en Allemagne, en Italie, en République Tchèque, en Autriche et en Australie.
Leur distribution s’effectuera via les services de banque en ligne du groupe néerlandais. «Les clients d’ING disposeront d’une couverture d’assurance la plus large possible, flexible, c’est-à-dire non pas générique mais adaptée à leurs besoins, ce qui est rendu possible par la technologie», explique à L’Agefi Guillaume Borie, directeur de l’innovation d’Axa.
Les modalités financières de ce partenariat demeurent confidentielles. Il comportera des engagements d’investissements de la part des deux groupes, et, sur le front des revenus, Axa et ING s’échangeront des commissions.
La signature de cet accord survient deux ans après la cessiondu solde de la participation d’ING dans NN Group. La banque continuait toutefois à distribuer nombre de produits de l’assureur néerlandais, un partenariat qui n’est nullement remis en cause par celui annoncé avec Axa. «Avec ING, nous alignons nos forces respectives pour bâtir une nouvelle offre d’assurance entièrement digitalisée, de la souscription au règlement des sinistres, sur une plate-forme commune à différents pays, alors que les accords traditionnels de bancassurance sont nationaux», souligne Guillaume Borie.
Alors qu’ING voit dans le partenariat avec Axa l’opportunité de «diversifier (ses) sources de revenus», Guillaume Borie l’inscrit «dans le cadre de notre stratégie ‘payer to partner’, qui vise, notamment grâce à l’innovation, à apporter des services additionnels à nos clients afin d’augmenter la fréquence de nos interactions avec eux et de leur apporter une plus grande flexibilité dans leurs choix d’assurance».
En janvier, l’assureur avait déjà donné un coup d’accélérateur à cette stratégie destinée à passer d’un rôle de payeur de sinistres à celui de «partenaire» de ses clients avec l’acquisitionde Maestro Health, une start-up américaine de gestion numérique des couvertures de santé, pour 155 millions de dollars (131,9 millions d’euros).
Luc Bigel, Hamza Akli, Adeline Le Bihan - DLA Piper France
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