Auchan paie 2,875 % pour son refinancement à 7 ans
La tendance à la compression des marges sur le marché primaire obligataire se confirme. Hier, Auchan a vendu pour 500 millions d’euros de titres à 7 ans en offrant une marge de 58 points de base (pb) sur les mid-swaps et de 103,1 pb au-dessus des taux allemands. Le coupon annuel sera ainsi de 2,875%. Ces conditions étaient pressenties au vu de l’état actuel du marché. La semaine dernière, Tullett Prebon évoquait la capacité du groupe (noté A chez S&P avec perspective stable) de payer une marge d’environ 60 pb.
Il est vrai que d’autres ont déjà balisé le terrain. Noté A comme Auchan (mais avec une perspective négative), GDF Suez a lui aussi émis à 7 ans fin octobre. Le groupe de Gérard Mestrallet était alors sorti avec une marge de 102,6 pb sur le Bund et un coupon de 2,75%.
Dans les deux cas, la logique est d’ailleurs la même. La semaine passée, Auchan avait annoncé que ce nouveau financement servirait au rachat partiel de trois lignes obligataires: mai 2011, avril 2013 et juillet 2014. Le groupe visait jusqu’à 600 millions d’euros de rachat sur un nominal ciblé de 2 milliards d’euros, soit un taux de 30%.
Il n’a toutefois pas fait le plein. Les apports ont concerné 65,76 millions d’euros sur la 2011 (22% de la ligne), 125,4 millions sur la 2013 (15,7%) et 137,7 millions sur la 2014 (15,3%). Avec 328,9 millions d’euros d’apports, le taux moyen se situe donc à 16,4% du nominal visé.
Cette opération va tout de même lui permettre de rallonger la maturité de sa dette obligataire sur laquelle 2013 et 2014 constituaient d’ailleurs des pics, avec 800 et 900 millions de nominal arrivant à échéance avant ce refinancement. Selon les pointages de Bloomberg, la maturité moyenne de la dette obligataire était alors de 3,6 ans.
La nouvelle émission devrait aussi contribuer à alléger quelque peu la facture des frais financiers annuels puisque le coupon moyen payé sur la dette obligataire était jusqu’ici de 5,04% et celui des titres rachetés de 4,875%.
Ce n’est d’ailleurs pas la seule initiative du groupe sur sa dette. Au premier semestre, il a aussi renégocié les modalités d’une facilité de crédit de 800 millions signée en 2009 et d’échéance 2014. De 140 pb à l’origine, la marge a été ramenée à 55 pb.
Plus d'articles du même thème
-
Santander AM renforce son équipe actions et la regroupe en Espagne
Le gestionnaire d’actifs espagnol a notamment annoncé l’arrivée de Verónica Pérez-Campanero. -
Pictet Alternative Advisors nomme son responsable multi manager immobilier
L’entité du groupe Pictet spécialisée dans les investissements alternatifs annonce la nomination d’Alexander Lukesch tout droit venu de Madison International Realty. -
L'Efama appelle les eurodéputés à rejeter la stratégie d'investissement de détail
Les parlementaires européens doivent voter, jeudi 12 novembre, le texte final de niveau 1 qui étendra entre autres l'introduction du mécanisme de rapport qualité-prix Value for Money à tous les produits financiers.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Droit dans ses bottesBudget : le gouvernement refuse de modifier ses hypothèses pour 2026
Malgré les doutes exprimés par le Haut Conseil des finances publiques, Roland Lescure et David Amiel ont maintenu l'objectif de déficit à 5,4 % en 2026 dans le projet de loi de finances de fin de gestion, en dépit de la panne de croissance du troisième trimestre -
Come backJeunes, pouvoir d'achat : les syndicats à la manœuvre
Après avoir été doublées par les lycéens, les centrales sortent de l’ombre et prennent la colère sociale en main, bien décidées à occuper le terrain face à un pouvoir politique affaibli -
Pourquoi le pouvoir d’achat des cadres dégringole
Les cadres continuent de perdre du pouvoir d'achat, selon le dernier relevé de l'Apec