Atos : Sycomore demande le départ du président Bertrand Meunier
Le gestionnaire d’actifs Sycomore Asset Management a adressé jeudi une lettre à Bertrand Meunier, le président du conseil d’administration d’Atos, lui demandant l’inscription de quatre résolutions à l’ordre du jour de l’assemblée générale mixte de la société de services informatiques qui doit se réunir le 28 juin prochain.
Sycomore AM compte notamment soumettre au vote des actionnaires la révocation du mandat de trois administrateurs, dont celui de Bertrand Meunier. Selon le gestionnaire d’actifs, Bertrand Meunier, qui siège au conseil d’administration d’Atos depuis plus de 15 ans, a «une part de responsabilité importante dans la crise de gouvernance» du groupe.
«Témoignant de cette crise, trois équipes de direction générale se sont succédé en trois ans, tandis que l’assemblée générale de la société de 2022 a rejeté les comptes consolidés à 57%», indique Sycomore AM dans sa lettre. «Cette situation a pour conséquence une perte de confiance du marché dans la société, reflétée par son cours de Bourse (-81% entre fin décembre 2019 et fin mai 2023), qui fait quant à elle craindre une perte de confiance des clients de la société», complète le gestionnaire d’actifs.
Administrateurs depuis plus de 13 ans
Dans ce contexte, le maintien de Bertrand Meunier à la tête du conseil d’administration d’Atos «ne nous semble ni approprié ni justifé», a indiqué Sycomore AM.
A lire aussi : Atos a besoin de sang neuf
Sycomore AM souhaite aussi proposer aux actionnaires d’Atos de révoquer Aminata Niame et Vernon Sankey de leurs mandats d’administrateurs, car «ils ne peuvent plus être considérés comme indépendants, étant donné la durée de leurs mandats, supérieure à 13 ans». Sycomore AM appelle, par ailleurs, Atos à rétablir le rôle d’administrateur référent attribué à un administrateur indépendant.
L’action Atos gagnait 1,3% jeudi vers 09h50, à 13,79 euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les actionnaires de Prosus tireront parti de ses bons résultats
Le conglomérat technologique néerlandais, qui a relevé de 40% son dividende annuel, lance un nouveau programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars. -
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
Thoma Bravo entre au capital de Padoa
Soutenue par un investisseur majeur du logiciel, Padoa ouvre une nouvelle phase de développement portée sur l'IA et l'internationalisation vers l'Allemagne.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
TribuneLe véritable progrès naît de la rencontre entre héritage et innovation – par Laurent Ladrange
Pour bâtir un avenir stable, il faut repenser le progrès non comme une rupture mais comme un dialogue entre savoirs anciens et innovations -
Histoire d'eauDérèglement climatique : le fleuve Indus remet le feu aux poudres entre le Pakistan et l'Inde
Islamabad craint les conséquences dévastatrices du phénomène El Niño, et remet sur la table la question du traité de partage des eaux avec son voisin -
Tribune libreLa loi de 1901 sur les associations demeure aujourd’hui l'une des plus modernes de notre République
« Dans le débat public, les associations sont aujourd’hui trop souvent traitées comme la variable d’ajustement des politiques budgétaires »