AccueilNewsEntreprises
AstraZeneca vend à un bon prix sa filiale d'implants dentaires à l'américain Dentsply
AstraZeneca vend à un bon prix sa filiale d’implants dentaires à l’américain Dentsply
Le laboratoire britannique récupère 1,8 milliard de dollars. Il se recentre sur son activité de médicaments pour contrer la concurrence des génériques
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Pinaud
Confronté comme ses homologues à la concurrence grandissante des médicaments génériques, AstraZeneca va désormais pouvoir concentrer ses efforts sur le développement de nouvelles molécules. Le deuxième laboratoire britannique après GlaxoSmithKline a annoncé hier la cession de sa division d’implants dentaires, Astra Tech, à l’américain Dentsply pour un montant de 1,8 milliard de dollars (1,28 milliard d’euros). Le groupe réfléchissait, avec l’aide de JPMorgan, depuis novembre 2010 à l’avenir de cette activité, trop petite par rapport aux deux spécialistes mondiaux, Straumann et Nobel Biocare. Avec Astra Tech, Dentsply double de taille et devient le numéro trois mondial des implants dentaires. Le groupe américain était conseillé par Morgan Stanley.
Des fonds d’investissement ont regardé le dossier mais le 1,8 milliard de dollars proposé par Dentsply a emporté la décision. S’il est inférieur aux 2 milliards de dollars escomptés par AstraZeneca lors de l’ouverture du processus de vente en fin d’année dernière, le prix est jugé très correct par les analystes. Il représente 3,3 fois le chiffre d’affaires 2010 d’Astra Tech (535 millions de dollars) et 17 fois son Ebitda (105 millions). A titre de comparaison, Johnson & Jonhson a récemment payé le fabricant de broches orthopédiques Synthes 15 fois son Ebitda 2010, alors que celui-ci affiche une marge nettement supérieure.
La vente d’Astra Tech ne modifie pas le profil financier d’AstraZeneca. La division avait été placée dans les activités non stratégiques depuis plusieurs trimestres et n’entre donc pas dans les objectifs financiers annoncés par le laboratoire pour 2011. Il table toujours sur un bénéfice net par action compris entre 6,95 à 7,25 dollars, contre 6,71 dollars en 2010. La cession pourrait en revanche permettre au groupe d’accélérer son programme de rachats d’actions. AstraZeneca prévoit de racheter pour 4 milliards de dollars de ses propres titres cette année, soit quasiment 6% de sa capitalisation boursière actuelle. Elle devrait également libérer des ressources pour accentuer la recherche alors que les brevets de deux des principaux médicaments d’AstraZeneca (Seroquel et Nexium) tomberont dans le domaine public aux Etats-Unis en 2012 et 2014.
Intention est donnée à MPS, objet des convoitises d'Intesa, de retourner la situation en lançant une offre sur Banco BPM. Dans tous les cas, la banque verte, premier actionnaire de Banco BPM avec une participation affleurant les 30%, reste discrète mais aura son mot à dire.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
À Reims, la plus ancienne maison de Champagne a fait quelque chose d'inattendu : elle a planté des arbres, commandé des sculptures, construit un pavillon signé Sou Fujimoto — et invité Tadashi Kawamata à percher des cabanes dans les branches. Une visite qui se mérite, et ne s'oublie pas.
« Spider-Man : Brand New Day » réussit le titre de meilleur démarrage depuis la pandémie de Covid, et le deuxième dans l’histoire du cinéma. En face, « l’Odyssée » de Nolan devrait dépasser le milliard de dollars de recettes
Comme Olivier Faure, la candidate à l'investiture socialiste plaide pour un montant inférieur quand d’autres craignent que le scrutin soit perturbé par des militants insoumis.