Asahi Kasei croque l’américain Zoll pour conquérir le monde du matériel médical
Confronté sur son marché domestique, qui a représenté pour l’exercice fiscal clos le 31 mars dernier 72% de ses ventes (voisines de 15 milliards d’euros), et à une courbe démographique déclinante (bien que le vieillissement de la population puisse être considéré comme un espoir pour les spécialiste de la santé), le japonais Asahi Kasei prend le large. Le groupe chimique et de matériel médical a annoncé hier son projet d’offre publique visant au rachat du groupe américain Zoll Medical . A raison de 93 dollars par action, Asahi Kasei, conseillé par UBS, est disposé à verser un montant total de 2,21 milliards.
Avec Zoll, Asahi Kasei vise un «développement mondial» en particulier dans la médecine d’urgence. Par le biais, selon son président, Taketsugu Fujiwara, d’un succès sur le marché américain, «le plus important et le plus innovant au monde», mais aussi grâce aux «opportunités des marchés asiatiques en forte croissance». Le secteur de l’équipement médical est en effet porteur dans le monde, avec une croissance moyenne attendue au sein des dix principaux marchés de 6,8% d’ici 2015, à 228 milliards de dollars, selon MarketsandMarkets.
Asahi Kasei promet de consacrer à Zoll des «investissements stratégiques» susceptibles de lui permettre de conforter son rang mondial dans les technologies de réanimation. Déjà, les deux groupes se sont réjouis de pouvoir ainsi renforcer un partenariat qui passait depuis l’été dernier par la distribution exclusive au Japon d’un modèle de défibrillateur de Zoll.
Le directeur général de ce dernier, Richard Packer, conservera la responsabilité de la filiale du groupe japonais pour mener avec son soutien actif une «nouvelle étape de croissance».
Il reste au prétendant à convaincre les actionnaires du groupe américain, parmi lesquels les mastodontes de la gestion d’actifs se taillent la part du lion. Le principal d’entre eux, Capital Group, accapare au 31 décembre dernier 7,8% du capital, suivi de Waddell & Reed, Vanguard et Wellington Management, seuls acteurs au-delà de 5% des titres. Asahi Kasei a conditionné son offre à la réception de promesses d’apport représentant deux tiers du capital. Bloomberg relève tout de même que la prime offerte, de 26% sur la moyenne des vingt dernières séances, n’est que la moitié de celle de 53% observée ces cinq dernières années sur des opérations comparables.
Plus d'articles du même thème
-
Orange a effectué le rachat partiel de deux souches obligataires
Afin de financer son offre de rachat, Orange avait préalablement émis pour 850 millions d'euros de nouvelles obligations. -
QIA a participé au tour de financement de Nearfield Instruments
Le fonds souverain du Qatar s'est allié au tour de financement de Nearfield Instruments. L'opération de la société technologique néerlandaise a été très plébiscitée par les investisseurs. -
Clariane boucle une émission d'obligations hybrides
L'exploitant de maisons de retraite et de cliniques a levé 333 millions d'euros.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
Face à la canicule, le monde agricole redoute de lourdes pertes
Les fortes chaleurs fragilisent les exploitations agricoles. Entre baisse de production dans les élevages, baisses de rendement et mortalité inhabituelle dans certaines filières, les exploitants redoutent de lourdes pertes lors de la période estivale -
A la panthéonisation de Marc Bloch, Emmanuel Macron tente de desserrer la tenaille des extrêmes
A l'occasion de l'entrée au Panthéon de Marc Bloch, le chef de l'Etat a mis en garde contre la menace fasciste et le péril antisémite, sans désigner nommément le RN ou LFI -
Heure de véritéCures thermales : vers une première évaluation sous haute pression
Conventionné depuis 1947, le thermalisme essuie régulièrement des tentatives de déremboursement, qui se fondent jusqu'ici sur une absence de preuves médicales indépendantes