Arkema prévoit 1 milliard d’euros d’acquisitions d’ici à 2016
Nouvelles ambitions pour Arkema après sa restructuration. Celui qui se veut un futur leader mondial de la chimie de spécialités et des matériaux avancés se fixe une feuille de route pour 2020 et confirme ses objectifs 2016. Parallèlement, le groupe se réorganise autour de trois pôles d’activité: matériaux de haute performance, spécialités industrielles et revêtements, pesant chacun un tiers des ventes totales.
Arkema vise 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016, soit une progression moyenne annuelle de 6% depuis 2011. La croissance organique devrait apporter 900 millions d’euros de chiffres d’affaires, les acquisitions 1 milliard (en priorité dans les matériaux de haute performance et dans l’aval acrylique), tandis que les cessions devraient atteindre 400 millions, a expliqué le groupe lors de sa journée investisseurs. «Deux tiers de la croissance interne sont déjà en projet ou en cours de réalisation», a précisé Thierry Le Hénaff, PDG d’Arkema.
La part des ventes réalisée dans les pays à forte croissance (Asie, Amérique du Sud et Moyen-Orient) devrait passer de 26% aujourd’hui à 30% en 2012, soit un chiffre d’affaires additionnel de 700 millions (+40%). La marge d’Ebitda devrait alors atteindre 16%. Un objectif légèrement supérieur au 1,25 milliard d’Ebitda (15,6% de marge) annoncé en mars dernier. Le taux d’endettement devrait se maintenir sous les 40%, contre 27% fin 2011. Pour 2020, Arkema mise sur 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour une marge proche de 17%. CA Cheuvreux n’espérait que 8,5 milliards et 16,2%.
Compte tenu de ces perspectives, le groupe a l’intention d’augmenter significativement son dividende dès 2012, et vise une distribution de 30% de son résultat net courant à terme, soit deux fois plus que les 14% distribués au titre de 2011.
«Nos prévisions actuelles sont plus optimistes en termes de distribution, mais plus conservatrices notamment sur les objectifs 2020», note Gilbert Dupont. Pour sa part, Deutsche Bank rappelle que les pairs, comme BASF, Solvay ou DSM distribuent environ 40% de leur bénéfice.
Le titre a cédé 4,41% hier à 71,69 euros, mais progresse de 31% depuis le début de l’année. A 9,9 fois les bénéfices attendus pour 2012, Goldman Sachs juge le titre bien valorisé. En revanche, Natixis estime qu’avec un PE de 9,5 fois, Arkema affiche une décote de 20% par rapport au secteur et relève son objectif de cours à 81 euros.
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