Areva a redressé sa performance opérationnelle en 2012

Le spécialiste public du nucléaire a plus que doublé son excédent brut d’exploitation retraité. La perte est ramenée à 99 millions d’euros
Antoine Duroyon
Dîner de gala
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Après un exercice 2011 catastrophique, marqué au fer rouge par des dépréciations massives et 2,5 milliards d’euros de pertes, Areva a nettement redressé la barre l’année suivante. Le groupe reste toujours déficitaire, à hauteur de 99 millions d’euros, mais présente un bien meilleur bilan sur le plan opérationnel. Le chiffre d’affaires a augmenté de 5,3% pour s’inscrire à 9,3 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) retraité (hors impacts liés à la pénalité de Siemens et au plan de cessions) ressort à 1 milliard d’euros, contre 421 millions d’euros en 2011. Cet indicateur a progressé en particulier dans le «business group» réacteurs et services (à 98 millions d’euros contre une perte de 399 millions l’année précédente).

Le groupe a néanmoins passé des dépréciations supplémentaires l’an dernier: 100 millions d’euros au second semestre sur le réacteur EPR en Finlande (Olkiluoto 3), pour un total de 400 millions d’euros sur l’exercice, 143 millions d’euros dans l’amont et 165 millions d’euros au titre d’un contrat de modernisation de réacteur en Europe. Avec un cash flow opérationnel libre avant impôt ramené à -581 millions d’euros, contre -2,4 milliards d’euros en 2011, et une contribution des cessions d’actifs à hauteur de 218 millions d’euros, le résultat opérationnel s'établit à 118 millions d’euros (-100 millions en données retraitées) après une perte de 1,9 milliard en 2011.

«Areva est en avance sur le calendrier dans l’exécution de son plan de redressement», a souligné le président du directoire, Luc Oursel, ajoutant que le groupe était «pleinement mobilisé» pour revenir à un cash flow opérationnel libre avant impôt à l'équilibre cette année. Les efforts de réduction de coûts, chiffrés à 1 milliard d’euros à horizon 2015, sont déjà sécurisés à 80% et représentent 450 millions en année pleine, a précisé Pierre Aubouin, le directeur financier d’Areva. En outre, les investissements bruts devraient être ramenés à 1,3 milliard d’euros par an en moyenne sur 2014-2016, après 2,1 milliards en 2012. Le groupe ne proposera pas de dividende au titre de 2012, alors qu’il pourrait atteindre au titre du prochain exercice tout au plus 25% du résultat net.

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