ArcelorMittal cède seulement 15% de sa filiale minière canadienne
Face à une dette nette de plus de 23 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros) fin septembre, ArcelorMittal poursuit ses cessions d’actifs. Le sidérurgiste a vendu hier 15% de sa filiale minière canadienne (ArcelorMittal Mines Canada) pour 1,1 milliard de dollars (836 millions d’euros) en numéraire, sous forme de deux versements aux premier et deuxième trimestres 2013.
Un consortium formé par les sidérurgistes coréen, Posco, et taïwanais, China Steel (CSC) et par des investisseurs financiers non nommés, va acquérir cette participation de 15%. Selon une agence de presse sud-coréenne citée par Reuters, Posco et China Steel ne contribueraient conjointement qu’à hauteur de 540 millions de dollars, le solde étant assuré par les investisseurs financiers, dont le fonds de pension national de Corée du Sud. China Steel a précisé à Bloomberg que sa part se limitait à 270 millions de dollars, soit 3,68% de l’entité canadienne. Cette dernière «est considérée comme l’un des actifs les plus vendables du portefeuille d’ArcelorMittal, note Nomura. Cette cession limitée soulève des questions sur les autres futures ventes nécessaires à la réduction de la dette nette».
La rumeur d’une ouverture du capital courait depuis plusieurs mois et début décembre le Korea Economic Daily évoquait déjà un prix supérieur au milliard de dollars. «Nous considérons une vente partielle comme un effet positif à court terme pour l’action, notait Kepler à l’époque. Mais les problèmes de bilan seront toujours sur la table, si une réduction de la dette de 5 milliards de dollars ne peut être atteinte». D’autant qu’au cours de l’année 2012, les trois grandes agences de notation ont dégradé ArcelorMittal en catégorie spéculative.
Dans le cadre de cet accord, Posco et CSC concluront des accords de livraison de minerai de fer à long terme à proportion de leur participation dans ArcelorMittal Mines Canada.
Fin décembre, le sidérurgiste européen avait annoncé qu’il passerait pour 4,3 milliards de dollars de dépréciations sur ses actifs européens au quatrième trimestre 2012. Si cette charge n’aura pas d’impact sur la trésorerie du groupe, elle pèsera sur le résultat net comptable. Une conséquence de la baisse de la demande d’acier en Europe d’environ 8% en 2012, soit une chute de 29% de la demande depuis 2007. Aux Etats-Unis, en revanche, la consommation d’acier a crû de 8% l’an dernier, et limite son recul à 10% depuis 2007.
Plus d'articles du même thème
-
L’espoir autour de l’Iran prolonge l’euphorie des marchés
Wall Street avait un peu accusé le coup après la première réunion de la Fed sous Kevin Warsh mercredi. Si les investisseurs obligataires restent dubitatifs, la détente sur les prix de l’énergie synonyme de moindre inflation en cas de réouverture du détroit d’Ormuz pourrait soutenir encore un peu plus les actions et l’IA. -
Les patrons du CAC 40 ont besoin d’enrichir leurs compétences pour transformer l’entreprise
Dirigeants et administrateurs relèvent un décalage important entre les compétences du directeur général et celles nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques. Plus que les autres pays européens, les grandes entreprises françaises privilégient un patron issu de l’interne avec un profil très opérationnel. -
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tchao PantinAvec Rima Hassan et Bally Bagayoko, la « Nouvelle France » avance désormais sans Jean-Luc Mélenchon
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle » -
LogementLes propriétaires immobiliers enfin gagnants ?
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location -
Droit dans le murLogement : une loi pour bâtir plus vite, vraiment ?
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs