ArcelorMittal anticipe une reprise dès le deuxième trimestre
La réduction de la dette reste au cœur des priorités d’ArcelorMittal, depuis qu’il a été dégradé en catégorie spéculative par les agences de notation entre août et décembre 2012. Fin juin, le sidérurgiste vise une dette nette de l’ordre de 17 milliards de dollars. La plus grande partie du chemin a été parcourue au premier trimestre, avec un endettement passé de 21,8 milliards fin 2012 à 18 milliards fin mars.
Une réduction de 3,8 milliards permise essentiellement par son augmentation de capital de 4 milliards de dollars en actions et obligations convertibles en janvier dernier et par la cession de 15% de sa filiale minière canadienne pour 1,1 milliard de dollars (la première tranche de 800 millions a été versée au premier trimestre). Son ratio d’endettement est ainsi tombé de 43% fin 2012 à 34% fin mars, et son ratio dette nette sur Ebitda de 2,8 fois à 2,5 fois.
Ce désendettement passe aussi par l’amélioration de la rentabilité du groupe. Si l’Ebitda trimestriel est resté quasiment stable en séquentiel à 1,6 milliard de dollars, et a chuté de 26% en un an, il a dépassé le montant de 1,32 milliard attendu par le consensus Bloomberg. Sur cette nouvelle, l’action a clôturé en tête du CAC 40 (+ 2,55% à 10,1 euros). En outre, ArcelorMittal promet une amélioration au deuxième semestre. Le consensus Bloomberg table actuellement sur 1,77 milliard. Sur l’ensemble de l’exercice, le sidérurgiste confirme son objectif de plus de 7,1 milliards d’Ebitda, pour un consensus déjà à 7,3 milliards, sous réserve du maintien du prix du minerai de fer au niveau de 2012.
Pour améliorer sa rentabilité 2013, le groupe mise sur une augmentation de 2% des expéditions d’acier (-6% au premier trimestre) et de 20% des expéditions de minerai de fer (+7% au premier trimestre). ArcelorMittal table sur une progression de 3% de la consommation mondiale d’acier cette année, avec la croissance la plus forte attendue en Chine (+3,5 à 4,5%) et au Brésil (+3 à 4%), tandis que l’Union européenne restera en crise (-0,5 à -1,5%).
Le groupe compte également sur son programme d’économies. En mars dernier, il a annoncé un programme de réduction des coûts de 3 milliards de dollars d’ici à la fin 2015, avec déjà 200 millions engrangés au premier trimestre. Aussi, après trois trimestres consécutifs de perte nette, le groupe devrait repasser dans le vert au deuxième trimestre. Le consensus attend 146 millions de dollars de bénéfice.
Plus d'articles du même thème
-
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide