ArcelorMittal anticipe une reprise dès le deuxième trimestre
Le sidérurgiste promet une amélioration de sa rentabilité (Ebitda) et confirme ses objectifs 2013 confiants dans la reprise du secteur
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Bruno de Roulhac
La réduction de la dette reste au cœur des priorités d’ArcelorMittal, depuis qu’il a été dégradé en catégorie spéculative par les agences de notation entre août et décembre 2012. Fin juin, le sidérurgiste vise une dette nette de l’ordre de 17 milliards de dollars. La plus grande partie du chemin a été parcourue au premier trimestre, avec un endettement passé de 21,8 milliards fin 2012 à 18 milliards fin mars.
Une réduction de 3,8 milliards permise essentiellement par son augmentation de capital de 4 milliards de dollars en actions et obligations convertibles en janvier dernier et par la cession de 15% de sa filiale minière canadienne pour 1,1 milliard de dollars (la première tranche de 800 millions a été versée au premier trimestre). Son ratio d’endettement est ainsi tombé de 43% fin 2012 à 34% fin mars, et son ratio dette nette sur Ebitda de 2,8 fois à 2,5 fois.
Ce désendettement passe aussi par l’amélioration de la rentabilité du groupe. Si l’Ebitda trimestriel est resté quasiment stable en séquentiel à 1,6 milliard de dollars, et a chuté de 26% en un an, il a dépassé le montant de 1,32 milliard attendu par le consensus Bloomberg. Sur cette nouvelle, l’action a clôturé en tête du CAC 40 (+ 2,55% à 10,1 euros). En outre, ArcelorMittal promet une amélioration au deuxième semestre. Le consensus Bloomberg table actuellement sur 1,77 milliard. Sur l’ensemble de l’exercice, le sidérurgiste confirme son objectif de plus de 7,1 milliards d’Ebitda, pour un consensus déjà à 7,3 milliards, sous réserve du maintien du prix du minerai de fer au niveau de 2012.
Pour améliorer sa rentabilité 2013, le groupe mise sur une augmentation de 2% des expéditions d’acier (-6% au premier trimestre) et de 20% des expéditions de minerai de fer (+7% au premier trimestre). ArcelorMittal table sur une progression de 3% de la consommation mondiale d’acier cette année, avec la croissance la plus forte attendue en Chine (+3,5 à 4,5%) et au Brésil (+3 à 4%), tandis que l’Union européenne restera en crise (-0,5 à -1,5%).
Le groupe compte également sur son programme d’économies. En mars dernier, il a annoncé un programme de réduction des coûts de 3 milliards de dollars d’ici à la fin 2015, avec déjà 200 millions engrangés au premier trimestre. Aussi, après trois trimestres consécutifs de perte nette, le groupe devrait repasser dans le vert au deuxième trimestre. Le consensus attend 146 millions de dollars de bénéfice.
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