Apple fait s’envoler le montant des rachats d’actions du S&P 500
Apple collectionne les superlatifs. Première capitalisation boursière mondiale (442 milliards de dollars), plus gros émetteur de dette obligataire jusqu’à la récente émission de Verizon, le groupe d’électronique est aussi le plus gourmand en rachats d’actions. Au deuxième trimestre 2013, Apple a dépensé 16 milliards de dollars pour racheter ses propres titres, trois fois plus que son dauphin, le laboratoire Merck.
Jamais un groupe n’avait autant racheté d’actions en un seul trimestre depuis les 14,6 milliards de dollars mobilisés par IBM au deuxième trimestre 2007. 80% des rachats d’actions d’Apple ont été réalisés au mois d’avril via un programme dit accéléré («accelerated share repurchase, ASR»). Le fabricant de l’iPhone a prévu de dépenser au total 60 milliards de dollars en rachats d’actions jusqu’en décembre 2015. L’activité d’Apple est telle qu’elle déforme les statistiques du S&P 500. Les rachats d’actions cumulés par les entreprises composant l’indice de référence de la Bourse américaine ont bondi de 24,2% au deuxième trimestre 2013 par rapport aux trois premiers mois de l’année et de 12,3% d’une année sur l’autre.
Retraités d’Apple, les chiffres de FacSet démontrent malgré tout l’appétit grandissant des groupes américains pour les rachats d’actions. Au total, les membres du S&P 500 ont dépensé 415 milliards de dollars pour racheter leurs propres titres au cours des douze derniers mois glissants, soit 3% de leur capital moyen sur la période. 63,3% de leurs cash-flows disponibles sont consacrés à cette seule dépense, la troisième proportion la plus élevée depuis le déclenchement de la crise financière, note FactSet.
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